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MISE À JOUR: Arrestation d'un élève armé à l'école Pierre-Bédard


Publié le 2 octobre 2017

Un élève a été arrêté à l'école Pierre-Bédard, le 2 octobre, avec une arme blanche en sa possession.

©TC Media - Archives

ACTUALITÉ - Un élève de l'école Pierre-Bédard, à Saint-Rémi, a été arrêté avec une arme blanche en sa possession dans l'établissement scolaire, le 2 octobre.

La Sûreté du Québec a reçu un appel vers 9 h. Les policiers ont érigé un périmètre de sécurité et une mesure de confinement des élèves a été déclenchée.

L'enseignant a mis deux ou trois pupitres devant les portes et un carton noir dans la fenêtre de la porte.

Jessy Primeau, un élève de l'école Pierre-Bédard

Le suspect a été arrêté vers 9 h 20 sans que personne ne soit blessé. «Quand les policiers sont arrivés, ils ont parlé avec lui et il a bien collaboré, explique Stéphane Tremblay, porte-parole de la SQ. Il a été localisé, arrêté et conduit dans un centre hospitalier.»

Dès 9 h 15, la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS) a indiqué sur son site Internet et sa page Facebook qu'une opération policière était en cours à l'école Pierre-Bédard, mais qu'il n'était pas possible de fournir plus de détails de manière à ne pas nuire à l'intervention. À 9 h 40, une mise à jour sur son site informait le public qu'un individu avait été arrêté et que la situation était réglée.

Au moment d'écrire ces lignes, la SQ n'était pas en mesure de préciser qu'elles étaient les intentions de l'adolescent.

Confinement

Coup d'œil a échangé par messagerie instantanée avec Jessy Primeau, un élève de cinquième secondaire, alors qu'il se trouvait encore en confinement, dans un local de l'école. «Vers 8 h 50, on était dans le corridor et on s'apprêtait à aller à nos classes, expliquait-il. Il y a eu un message à l'interphone qui nous disait de nous rendre dans un local au plus vite. On n'avait pas le droit de parler, mais seulement de chuchoter.»

Tout s'est fait dans le plus grand calme, malgré la gravité de la situation, indique Jessy Primeau. «Ça fait cinq ans que je suis à cette école et c'est la première fois que quelque chose comme ça arrive», précise-t-il.

Il est finalement sorti de sa classe vers 10 h 30, après que des policiers soient passés dans son local pour prendre les présences.

École

Les cours continuent d'être donnés de façon régulière, après les événements. Les parents qui le voulaient pouvaient aussi venir chercher leur enfant. Une équipe d'intervention de la commission scolaire, dont des psychologues, s'est rendue sur place pour parler avec les élèves qui en ressentaient le besoin. Les classes reprendront mardi.

«Tout s'est très bien passé, se réjouit Mylène Godin, responsable des communications à la CSDGS. La réaction des jeunes et du personnel a été très bonne. Tout s'est fait dans le calme et de façon bien organisée.»

Mme Godin rappelle que tous les membres du personnel des écoles ont reçu une formation et que chaque année, ils pratiquent les mesures de confinement barricadé, sans la présence des élèves.