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Ordures ménagères: les citoyens du Haut-Richelieu jettent moins


Publié le 12 octobre 2017

Les écocentres demeurent populaires dans la région. Ils ont reçu pas moins de 82 260 visites en 2016.

©TC Media – Jessyca Viens-Gaboriau

ENVIRONNEMENT - Les résidents du Haut-Richelieu ont jeté moins de matières résiduelles aux ordures en 2016, mais ils ont aussi un peu moins récupéré.

En 2016, le nombre de ménages totalisait 53 227 dans les 12 municipalités du Haut-Richelieu desservies par Compo-Haut-Richelieu. Il s'agit d'une augmentation de 0,4% du nombre d'unités de collecte par rapport à l'année 2015.

Malgré cette hausse, la quantité d'ordures collectées de porte en porte a diminué. Elle est passée de 38 203 tonnes en 2015 à 37 211 tonnes. Globalement, la baisse est de 2,6%, mais par ménage, elle diminue de 2,9%. Selon le rapport de Compo-Haut-Richelieu, il s'agit d'une tendance constatée depuis plusieurs années sur le territoire du Haut-Richelieu.

Il n'y a pas une explication précise. La sensibilisation tant au niveau local que national finit par avoir un impact. Des campagnes d'information comme la lutte au gaspillage alimentaire, la disposition des «serpuariens» ou la démystification de la collecte sélective incitent les citoyens à moins jeter, observe la directrice générale de Compo-Haut-Richelieu, Isabelle Deschênes.

Récupération

Pendant ce temps, le volume de matières recyclables récupérées de porte en porte a connu une baisse de 120 tonnes, passant de 10 678 à 10 558 tonnes. C'est 1,1% de moins. Réparti par ménage, le volume a diminué de trois kilos, soit 198 kilos en 2016 par rapport à 201 l'année précédente. Pour chaque ménage, la récupération a diminué en moyenne de 1,5%.

Dans ce cas, Mme Deschênes parle de stabilité. Certaines matières recyclables sont maintenant moins abondantes. C'est le cas du papier journal. Il y a aussi moins de suremballages et des contenants sont plus minces.

Le rapport de Compo-Haut-Richelieu présente un petit graphique révélateur comparant l'évolution des quantités d'ordures et des matières récupérées durant l'année. Durant l'hiver, quand la collecte se fait aux deux semaines, le volume d'ordures est presque deux fois moins important que durant la période de collecte hebdomadaire.

C'est à se demander où on trouve toutes ces ordures à jeter pendant les mois d'avril à novembre. Parce que durant cette période, on récupère tout autant, le volume de la collecte sélective demeurant relativement stable durant toute l'année.

Écocentres

Les écocentres n'ont pas dérougi en 2016 avec un total de 82 260 visites. C'est une baisse de 1,95% par rapport aux 83 894 visites enregistrées en 2015. Cette baisse demeure relativement faible quand on rappelle qu'en 2015, le nombre de visites avait littéralement explosé avec une progression de plus de 21%. L'an dernier, 18 813 tonnes de matières ont été apportées dans les écocentres. Ces matières, faut-il le rappeler, sont valorisées sous une forme ou une autre.

Dans ce domaine, la situation évolue d'une année à l'autre, observe Mme Deschênes. L'introduction de nouveaux services, de nouveaux débouchés pour des matières, des programmes comme la récupération de matériel électronique peuvent avoir un impact sur le volume et le nombre de visites. L'industrie de la construction est un bon exemple puisque de nombreux petits entrepreneurs apportent leurs résidus dans les écocentres. Si la construction ralentit, le volume de rebut diminue.

Globalement, la collecte sélective et les écocentres ont permis de détourner de l'enfouissement quelque 29 371 tonnes de matières. C'est 44% du volume généré.

Organiques

Enfin, la présidente de Compo, la conseillère Christiane Marcoux, rappelle la nécessité de valoriser les matières organiques. Ces matières comptent pour 44 à 47% du poids des ordures. D'ici 2020, il faudra cesser d'enfouir ces matières. C'est dans ce but que la MRC et Compo travaillent à un projet d'usine de compostage. Une première étape se mettra en branle en août avec le projet-pilote du bac brun.