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Saint-Rémi: une fête interculturelle chez l'imam Hassan Guillet


Publié le 20 septembre 2017

Chaque année, depuis 2010, M. Guillet organise cette grande fête interculturelle dans son verger, à Saint-Rémi.

©gracieuseté

COMMUNAUTÉ - Au moins un millier de personnes, musulmanes et non musulmanes, se sont réunies à l'occasion d'une fête organisée chez l'imam de Saint-Jean-sur-Richelieu, Hassan Guillet, qui habite à Saint-Rémi. Une façon pour lui de rapprocher des communautés qui se méconnaissent.

L'événement, qui s'est tenu le 10 septembre, était l'occasion de célébrer la fête musulmane d'Eid Al-Adha, qui coïncide avec la fin du pèlerinage à la Mecque. Plusieurs imams étaient présents, mais aussi des représentants de l'Église catholique, dont le curé de Saint-Rémi, Yves Lepain, ainsi que des élus municipaux, provinciaux et fédéraux.  

Ce n'est pas parce qu'un va à l'église le dimanche et l'autre à la mosquée le vendredi, que nous sommes différents.

Hassan Guillet, imam de Saint-Jean

«Le premier objectif de cette fête, c'est de faire tomber le mur de l'ignorance, explique M. Guillet. On vit un à côté de l'autre, mais on ne se connait pas. Cette ignorance amène à la crainte qui elle, amène au rejet de l'autre et à la haine, qui pourrait mener à la violence. »

Ouverture

M. Guillet est originaire du Liban, mais il réside au Québec depuis 43 ans. Malgré les préjugés de certaines personnes, il reconnait la grande ouverture de la société québécoise.

«Voyez ce qui se passe avec La Meute, dit-il. Malheureusement, on n'est pas sortis du bois. Le Québec est une société très accueillante, mais il y a quelques individus qui essaient de propager la haine. On essaie de répondre à la bêtise par un méchoui», lance-t-il, sourire en coin.

Pour M. Guillet, le partage d'un repas est la meilleure façon de faire en sorte que les gens se rencontrent et apprennent à se connaître. «Un musulman, c'est un être humain comme tout le monde, dit-il. Nous avons les mêmes intérêts. On a un passé différent, mais un même avenir. Il faut travailler main dans la main pour avoir un avenir brillant pour tous.»

Comme tous les citoyens du monde, Hassan Guillet n'a pas choisi son lieu de naissance, mais il a choisi le Canada comme endroit où vivre. «On aimerait beaucoup que les gens d'ici nous choisissent aussi», dit-il.