Agriculture et biodiversité cohabitent sur les terres noires

Agriculture et biodiversité cohabitent sur les terres noires

La risberme

Environnement – Limiter les pertes de culture causées par les inondations du ruisseau Norton, c’est ce que Jocelyn Leclair, des Fermes Leclair et frères ltée, est parvenu à faire entre le cours d’eau et ses terres. Comment? En dédiant une partie de ses terres noires à l’aménagement d’une zone tampon, sous forme de milieu humide, pour favoriser la biodiversité.

Une quarantaine de personnes, dont plusieurs agriculteurs, étaient invitées, le 30 septembre, à visiter cet aménagement unique d’une longueur de 300 mètres et d’une profondeur de 60 mètres, qui a été implanté en 2012.

L’objectif de cette visite était de faire connaître les solutions respectueuses de l’environnement qui existent pour contrer les effets néfastes des inondations. Le déboisement, les changements climatiques et le redressement des cours d’eau qui étaient autrefois sinueux expliquent en partie les raisons pour lesquelles ces débordements sont si dévastateurs.

Deux mille plantes, six cents arbres et quatre cents arbustes ont été plantés pour favoriser la rétention de l’eau du ruisseau Norton. Celui-ci inonde presque chaque année les terres de M. Leclair et retarde l’ensemencement de près de trois semaines.

Bande riveraine

Le centre de cette bande riveraine a été creusé pour en faire un milieu humide, permettant de contenir l’eau du ruisseau et de réduire l’érosion de la précieuse terre noire. Certaines plantes ont été choisies afin de filtrer l’eau contaminée par les pesticides, d’autres pour attirer les papillons et les pollinisateurs. Cinq nichoirs ont aussi été installés pour attirer les oiseaux.

Du côté du champ, une risberme, sorte de butte en terre, permet de contenir l’eau lors des débordements du ruisseau et du même coup, d’empêcher les pesticides d’entrer dans le milieu humide.

Avantages

M. Leclair considère que cet aménagement est payant, même s’il empiète sur sa terre cultivable. «C’est déjà rentable, même s’il n’y a pas encore eu de grosses crues. Je suis passé du 20 juin au 1er juin pour dire: “Ok, je vais y aller. Ça compense la perte de superficie”.»

Cet aménagement, d’une valeur d’environ 30 000$ a été subventionné par le Fondation de la faune du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. M. Leclair a dû fournir la main-d’œuvre et le temps nécessaire pour exécuter les travaux.

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