Les maires réclament une école anglophone

Par Louise Bedard
Les maires réclament une école anglophone
Le conseil des maires de la MRC du Haut-Richelieu demande à la Commission scolaire Eastern Townships de rouvrir l’école anglophone de Saint-Georges-de-Clarenceville.

Éducation – Le conseil des maires de la MRC du Haut-Richelieu demande à la Commission scolaire Eastern Townships de rouvrir l’école anglophone de Saint-Georges-de-Clarenceville.

Dans une résolution adoptée à l’unanimité le 10 décembre, les élus souhaitent que la population du sud du Haut-Richelieu ait accès à des services de proximité.

L’école primaire anglophone la plus près est située à Bedford. Les enfants doivent passer jusqu’à deux heures par jour dans l’autobus pour la fréquenter. Pour des questions de proximité, des parents anglophones choisiraient plutôt d’envoyer leurs enfants à l’école francophone du Petit Clocher.

La résolution adoptée prend en considération le fait que la Commission scolaire Eastern Towships offre un enseignement bilingue, un atout dans une région où plusieurs emplois requièrent la connaissance des deux langues officielles.

Rappelons que les municipalités de Clarenceville et Noyan possèdent un statut bilingue. La résolution fait valoir l’histoire et la culture anglo-saxonne à protéger au bénéfice de toute la région.

Immeuble

L’immeuble qui abritait autrefois l’école anglophone est inoccupé depuis de nombreuses années. Renée Rouleau, mairesse de Clarenceville, indique que la municipalité a déjà envisagé d’en faire l’acquisition et a procédé à une évaluation du bâtiment.

Il y a certes des rénovations à effectuer pour le remettre aux normes, mais l’édifice ne présente pas de problèmes majeurs, mentionne la mairesse.

Les autorités municipales ont rencontré Joy Humenuik, la commissaire du secteur, et Michael Murray, le président de la Commission scolaire, pour leur exprimer le souhait de voir l’école rouverte.

La première étape est de redonner un statut d’école à la bâtisse, indique Mme Rouleau, tout en précisant que le projet n’en est encore qu’au stade de la demande. De plus, la commission scolaire doit avoir le budget nécessaire pour rouvrir l’école et elle doit présenter à son tour une demande au ministère de l’Éducation.

Si le projet se réalise, les élèves ne pourraient pas y être admis avant 2016 ou 2017.

Revitalisation

La mairesse explique que le projet s’inscrit dans la volonté de revitaliser le cœur du village avec notamment l’aménagement d’infrastructures d’égouts et d’aqueduc.

L’école pourrait accueillir des élèves anglophones de tout le secteur, plaide Mme Rouleau. Le temps que l’école ait un plus grand nombre d’élèves, la municipalité pourrait partager l’utilisation du bâtiment.

On ne veut rien enlever à l’école du Petit Clocher, précise la mairesse. La possibilité que les deux écoles puissent partager le même service de transport des élèves est évoquée.

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