Des membres d’un comité de travail du G20 s’arrêtent à Napierville

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Par Marc-André Couillard
Des membres d’un comité de travail du G20 s’arrêtent à Napierville
À l'avant, Samuel Comtois, Virginie Zingraff et Julie Ruiz, cofondateurs de Rang3, ont présenté L'Acadie Lab à une dizaine de membres internationaux du comité de travail sur l'agriculture du G20, réunis à Napierville, le 1er octobre. (Photo : gracieuseté – CLD Jardins-de-Napierville)

AGRICULTURE – Une dizaine de membres du comité de travail sur l’agriculture du Groupe des 20 (G20­) étaient de passage au Centre local de développement (CLD) des Jardins-de-Napierville, le 1er octobre. Des scientifiques de la région leur ont présenté L’Acadie Lab, le seul laboratoire vivant au Canada à travailler à la régénération des écosystèmes en milieu agricole.

Ces personnes, qui travaillent auprès de centres de recherche ou du ministère de l’Agriculture de leur pays respectif, provenaient de sept régions du monde, soit les États-Unis, l’Argentine, l’Allemagne, la Turquie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et l’Union Européenne.

Cette rencontre était organisée par Rang3, un organisme à but non lucratif qui pilote L’Acadie Lab, dont le CLD des Jardins-de-Napierville et le Pôle d’excellence en lutte intégrée sont des partenaires.

Les membres de Rang3 ont d’abord présenté L’Acadie Lab à ces représentants internationaux après quoi, ils ont visité la Ferme M. Landry et fils, à Napierville, et l’entreprise Maraîchers JPL Guérin, à Sherrington.

Laboratoire vivant

Un laboratoire vivant, c’est d’abord une méthodologie, une façon de travailler, selon laquelle les utilisateurs de nouvelles innovations sont impliqués  non pas seulement dans leur mise en œuvre, mais dès l’étape de leur développement.

Le but est d’amener une modification des comportements et des pratiques dans le but de répondre à des problématiques environnementales.

Dans le cas de L’Acadie Lab, cela se fait en cherchant l’adhésion des agriculteurs en les impliquant dès le départ dans la recherche de solutions en lien avec la qualité de l’eau ou encore la préservation des terres noires.

Avec notre démarche, on finit par attirer des gens qui sont moins proactifs en environnement. Ils aiment notre façon de travailler parce qu’ils ne sont pas stigmatisés.

Samuel Comtois, cofondateur de Rang3

Né en 2015, L’Acadie Lab regroupe une cinquantaine d’agriculteurs parmi la centaine que l’on retrouve sur le territoire d’environ 250 km2, qui borde la rivière L’Acadie.

«L’Acadie Lab, c’est un véhicule qui permet aux agriculteurs qui ont des idées, de les réaliser, explique Samuel Comtois, un agronome qui est aussi le cofondateur de Rang3. Les usagers finaux, ce sont eux qui vont utiliser les innovations. Dans notre cas, ils sont inclus dans la démarche dès le jour 0. Ils ne sont pas juste les bénéficiaires. Les agriculteurs coconstruisent les innovations. Quand on arrive au déploiement, il n’y a pas de problème de mise-en-œuvre.»

Si ces agriculteurs ne sont pas des experts en matière de protection de l’environnement, leur implication permet d’influencer les axes de recherche.

En ce moment, L’Acadie Lab fonctionne avec un budget annuel d’environ 30 000 $, qui est financé par le ministère de l’Agriculture. Une demande d’aide financière de 1 M$ a récemment été déposée auprès de ce même ministère par Rang3, pour étendre son champ d’action.

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