Accueil de réfugiés syriens: la famille Tabiki arrive à Saint-Rémi le 7 décembre

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Par Marc-André Couillard
Accueil de réfugiés syriens: la famille Tabiki arrive à Saint-Rémi le 7 décembre
La famille Tabiki est composée du père, Issa, de la mère, Karam, et de leurs deux fils, George et Dany, âgés de 11 et 16 ans. Ils ont choisi de s'installer au Canada pour fuir la guerre en Syrie. (Photo : Depositphotos)

ACTUALITÉ – La famille Tabiki, qui est parrainée par un groupe de citoyens de Saint-Rémi et des environs, arrive le 7 décembre. Comme la communauté a été très généreuse au fil des mois, tout est fin prêt pour les accueillir. Il ne reste qu’à leur souhaiter la bienvenue.

La famille Tabiki est composée du père, Issa, de la mère, Karam et de leurs deux garçons, George, qui a 11 ans et Dany, qui a 16 ans.

Ils ont choisi de se réfugier au Canada pour fuir la guerre qui fait rage dans leur pays, la Syrie. Depuis au moins deux ans, les Tabiki avaient trouvé refuge au Liban, mais comme ils ne sont pas musulmans, mais plutôt chrétiens, il leur était impossible de s’installer dans les camps de réfugiés avec les autres Syriens en exil dans ce pays.

«Au Liban, ils vivent dans un logement d’une pièce, explique Geneviève Lavallée, qui fait partie du comité de citoyens Accueil Réfugiés Syriens Les Jardins, qui parrainent les Tabiki. Là-bas, ils font des petites jobines au noir pour survivre et les enfants ne vont plus à l’école, mais on ne sait pas depuis quand.»

Communication

Après de multiples tentatives, le comité a réussi à joindre la famille Tabiki par téléphone au Liban, le 15 novembre.

«On voulait avoir des nouvelles, dit Mme Lavallée. On voulait les rassurer, leur dire qu’on est prêts à les accueillir et les encourager. Ils étaient vraiment découragés. Leurs visas sont échus et ils ont peur de sortir de leur logement et d’être arrêtés. C’est eux qui nous ont appris qu’ils arrivaient le 7 décembre.»

Plus tard, la nouvelle leur a été confirmée par le gouvernement canadien. Entre temps, les membres du comité ont trouvé un logement à Saint-Rémi où les Tabiki vont habiter.

«Nous avons amassé 30 000 $ pour assurer leurs frais de subsistance pendant un an, rappelle Mme Lavallée. L’appartement est déjà meublé et on a tout ce qu’il leur faut, comme les électroménagers, la vaisselle, etc. Il ne manquera rien au départ.»

Déjà, les gens ont été excessivement généreux, mais là, ce serait de les accueillir pour vrai, de leur faire sentir qu’ils sont les bienvenus.

Geneviève Lavallée, membre du comité d’accueil

Intégration

Les enfants vont fréquenter l’école secondaire Pierre-Bédard puisque c’est là que se trouve la classe d’immersion française de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries.

Pour ce qui est de M. Tabiki, il travaillait dans le domaine de l’ébénisterie, en Syrie. Le conjoint de Mme Lavallée travaille chez Boiseries BG, à Saint-Rémi, ce qui pourrait lui donner une opportunité d’embauche. Quant à la mère, il semble qu’elle ne travaillait pas, mais tout reste à confirmer.

Ils fréquenteront le centre d’éducation pour adultes L’Accore, à Châteauguay, pour se franciser.

«Ils ne connaissent personne au Canada, précise Mme Lavallée. Ça va être une délivrance pour eux, mais aussi un choc. Ils n’ont aucune idée de ce que c’est, Saint-Rémi. Au niveau des jeunes, ils vont être très bien intégrés. Les jeunes d’aujourd’hui sont très ouverts, ils ont hâte et ils sont curieux. Ça va amener une richesse au niveau de notre communauté.»

Pour faire un don

Avec le temps des Fêtes qui approche, tous les dons seront bienvenus pour la famille Tabiki.

Les personnes qui veulent contribuer peuvent communiquer avec Mme Lavallée au 450 454-2133, poste 24, au 450 454-7346 ou par courriel à l’adresse lavallee.ge@videotron.ca.

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