Projet RADAR: des organismes collaborent pour le bien-être des aînés

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Par Marc-André Couillard
Projet RADAR: des organismes collaborent pour le bien-être des aînés
Nathalie Barrette, directrice du Centre d'écoute montérégien, Louise Deveault, intervenante au maintien à domicile au CAB de la Frontière, Johanne Gravel, du CAB Interaction et Josée Ouimet, organisatrice communautaire retraitée du CISSS de la Montérégie-Centre, lors de la signature de l'entente de collaboration dans le cadre du projet RADAR, le 13 novembre.   (Photo : gracieuseté)

AÎNÉS – Le Centre d’action bénévole (CAB) de la Frontière, à Lacolle, et le CAB Interaction, qui dessert Noyan et Clarenceville, se sont récemment joints au projet RADAR, dont l’objectif est de former des gens qui sont en contact avec les aînés pour qu’ils ciblent ceux qui sont en situation de vulnérabilité et qu’ils leur viennent en aide.

L’acronyme RADAR signifie Réseau actif de dépistage des aînés à risque. Dans le cadre de ce projet, plusieurs organismes communautaires, mais aussi la police, la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Centre d’écoute montérégien et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre, s’engagent à faire équipe pour venir en aide aux aînés vulnérables.

«Il y a du personnel qui est attitré au RADAR dans chacun des organismes signataires du projet», explique Louise Deveault, intervenante au maintien à domicile et responsable du RADAR au CAB de la Frontière.

Les signataires sont liés par cette entente de partenariat jusqu’au novembre 2019. Cette entente est renouvelable.

Notre but premier, c’est d’aider l’aîné.

Louise Deveault, intervenante au CAB de la Frontière

Aide

Implanté pour la première fois il y a quelques années dans le secteur de Saint-Hyacinthe, l’objectif du RADAR est de faciliter l’accès aux services d’aide appropriés aux aînés et de briser leur isolement.

«On a mis un filet autour des aînés vulnérables, indique Mme Deveault. Maintenant, toutes les ressources sont en contact. Si, lors de l’intervention d’un organisme auprès d’un aîné, d’autres problématiques ressortent, tous les intervenants vont se parler pour lui venir en aide. La personne peut avoir besoin de la police parce qu’elle est victime de fraude, de soins, ou des fois juste de l’écoute pour briser l’isolement.»

Dans le cadre de son travail, Mme Deveault remarque que beaucoup d’aînés sont seuls.

«Ces personnes sont souvent entourées de personnes qui ne veulent pas nécessairement leur bien, dit-elle. On essaie de protéger les aînés face aux personnes qui voudraient leur substituer de l’argent. Ces aînés ne savent parfois pas comment faire pour aller voir le médecin ou certains tombent entre deux chaises quand leur médecin prend sa retraite. On peut aussi les aider pour renouveler leur carte d’assurance-maladie, par exemple. On veut qu’ils aient accès aux services auxquels ils ont droit.»

Formation

Une dizaine de bénévoles des CAB Interaction et de la Frontière, ont été formés dans le cadre du projet RADAR.

Dans les mois à venir, de la formation sera offerte à d’autres intervenants qui viennent en aide aux aînés.

«Quand on a une problématique, les signataires du projet vont se regroupe, trois ou quatre fois par année, pour parler de nos difficultés et pour que l’aide vienne plus vite», précise Mme Deveault.

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