Automatisaton et technologie numérique: appel à des projets de recherche en agriculture

Louise Bédard
Automatisaton et technologie numérique: appel à des projets de recherche en agriculture
Alain Houde, directeur RDT du centre, le député Jean-Claude Poissant, et Vicky Toussaint, directrice déléguée RDT au centre de recherche de Saint-Jean. (Photo : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau)

AGRICULTURE – Jean-Claude Poissant, secrétaire parlementaire du ministre de l’Agriculture, a lancé un appel à des projets d’innovation axés sur l’automatisation et les technologies numériques dans le secteur agricole et de l’agroalimentaire.

Le député de La Prairie a choisi d’en faire l’annonce le 14 décembre, au Centre de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, de Saint-Jean-sur-Richelieu, en présence de chercheurs et de producteurs agricoles.

Producteur laitier lui-même, le député Poissant a rappelé l’importance de l’innovation afin que le secteur agricole canadien se taille une place encore plus importante sur le marché mondial très concurrentiel.

Les projets recherchés devront être d’envergure puisqu’ils obtiendront un financement entre 10 M$ et 50 M$ du Fonds stratégique pour l’innovation. Les projets nécessitant un financement moins élevé ne seraient pas admissibles, a indiqué le député en réponse à une question de l’auditoire.

Applications

Ce sont des réseaux et des consortiums d’entreprises privées, de chercheurs et d’organismes à but non lucratif qui sont invités à présenter une demande de financement pour travailler à des approches et des applications inédites.

Les projets doivent permettre de résoudre des problèmes en agriculture et dans le secteur agroalimentaire en faisant appel aux données et aux technologies, comme l’automatisation et la robotique, les plateformes agricoles de précision, les solutions numériques et de données, les capteurs, l’interconnexion de logiciels et de matériel d’intelligence artificielle, la chaîne de blocs, etc.

Les projets doivent aussi générer des avantages économiques et sociaux, tels des investissements privés dans la recherche, avoir des incidences sur l’environnement, permettre l’élaboration de nouveaux processus et produits, etc.

Déclaration d’intérêt

Les établissements d’enseignement supérieur, les instituts de recherche et les organismes à but non lucratif ont été invités à collaborer avec les entreprises de toute taille.

Depuis le 11 janvier, une déclaration d’intérêt peut être déposée et les projets devront être présentés d’ici le 1er mars. Le financement sera accordé au cours de l’année 2019.

À une question de l’auditoire portant sur les critères de sélection des projets, M. Poissant a référé les intéressés au site web du ministère.

Centre

Le centre de recherche de Saint-Jean n’est pas touché directement par l’annonce, comprend-on des explications du secrétaire parlementaire, qui a précisé que le centre avait son propre programme de financement.

Rappelons que le centre est spécialisé dans la biovigilance des ravageurs des cultures horticoles et dans l’horticulture de précision. Il compte actuellement onze chercheurs et quatre postes sont à pourvoir à la suite de départs à la retraite. Au total 82 personnes travaillent au centre, dont près d’une cinquantaine impliquées activement dans la recherche, indique Alain Houde, directeur à la recherche, au développement et à la technologie (RDT) du centre.

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