Saint-Édouard: les graines de caméline d’Oliméga remportent un prix

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Par Marc-André Couillard
Saint-Édouard: les graines de caméline d’Oliméga remportent un prix
Chantal Van Winden, pdg d'Oliméga, est entourée de son conjoint, Raymond Durivage, et de Patrice Jolivet, vice-président bio-agroalimentaire et produits d'emballage au Fonds de solidarité FTQ. (Photo : gracieuseté)

ACTUALITÉ – Les graines de caméline de marque Signé caméline, de l’entreprise Oliméga, basée à Saint-Édouard, ont remporté un prix lors du Gala Dux, qui récompense les initiatives de l’année des entreprises, institutions et organismes à but non lucratif qui innovent dans le but d’améliorer l’alimentation de la population.

Les graines de caméline d’Oliméga ont remporté le prix dans la catégorie Produits, Ingrédient – PME.

«Les graines de caméline contiennent 1,5 g d’oméga-3, 4 g de fibres et 4 g de protéines par portion, commente le jury. Elles représentent une solution de rechange locale aux graines de chia, tout en contenant plus de protéines, moins de glucides et moins de calories que celles-ci. Quel bonheur pour le jury de tester un produit québécois qui peut remplacer le chia dans ses multiples utilisations! L’apport en oméga 3 et 9 est intéressant, et la quantité de protéines par portion est impressionnante. Il s’agit là d’un beau produit pour le consommateur et pour l’industrie.»

Ce 7e Gala Dux a eu lieu le 30 janvier, au Marché Bonsecours, à Montréal, en présence de quelque 500 invités. La soirée était animée par Isabelle Racicot, sous la présidence d’honneur de Bruny Surin.

Plus de 25 prix ont été remis dans trois grandes catégories, soit Produits, Communications et Projets.

Réaction

La présidente-directrice générale (pdg) d’Oliméga, Chantal Van Winden, se réjouit de cette nouvelle qui lui permet de faire connaître son produit, qui est sur le marché depuis octobre 2018.

«On est vraiment contents, dit-elle. C’est une reconnaissance du milieu. Nous sommes les premiers à faire ce produit au Canada. Il y en a en Angleterre et en Australie, mais il n’y en avait pas ici.»

Nos exportations vont nous permettre de développer notre production ici. En 2019, nous voulons entrer en Ontario.

Chantal Van Winden, pdg d’Oliméga

Avant de commercialiser les graines de caméline, Oliméga avait déjà mis en marché son huile de caméline. Mme Van Winden aimerait qu’elle remplace l’huile d’olive dans les assiettes québécoises. À ce titre, les graines de caméline constituent aussi une alternative locale aux graines de chia, qui proviennent de pays comme le Mexique, le Pérou ou le Chili, explique-t-elle.

«On l’a mise en marché parce que des chefs cuisiniers connus du Québec nous l’ont demandé, précise Mme Van Winden. Les gens cherchent à quitter la viande. La graine de caméline représente donc une source de protéine végétale locale.»

Les graines de caméline Oliméga sont en vente dans les épiceries fines et quelques grandes surfaces.

Objectif

Les graines de caméline d’Oliméga sont en vente dans certaines épiceries fines et dans quelques grandes surfaces.

À terme, Mme Van Winden entend conclure des partenariats avec des entreprises de transformation alimentaire, pour que leurs produits incluent désormais la graine de caméline.

«Le but, c’est d’en produire des dizaines de milliers de tonnes, dit-elle. Ce n’est pas un problème, on peut le faire. L’offre va très bien, mais c’est la demande qu’il faut développer.»

Depuis qu’elle a remporté son prix Dux, Mme Van Winden a déjà reçu quelques appels d’entreprises de transformation qui veulent en apprendre davantage sur son produit.

Elle s’envolera pour le Japon, le 11 février, dans le cadre d’une mission commerciale organisée par le ministère de l’Agriculture, pour présenter son produit là-bas.

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