Monoxyde de carbone: un seul établissement est muni de détecteurs à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries

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Par Marc-André Couillard
Monoxyde de carbone: un seul établissement est muni de détecteurs à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries
Parmi les 54 établissements d'enseignement de la CSDGS, un seul est doté de détecteurs de monoxyde de carbone. Malgré tout, ces écoles respectent toutes les normes du Code du bâtiment actuel. (Photo : gracieuseté)

SANTÉ – À la suite de l’intoxication d’élèves au monoxyde de carbone dans une école de Montréal, le 14 janvier, la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS) et des Hautes-Rivières (CSHR) ont fait l’inventaire des détecteurs de monoxyde de carbone qui se trouvent dans les établissements d’enseignement. Si ces détecteurs ne sont pas présents dans chaque école, ces dernières respectent toutes le Code du bâtiment, assurent les commissions scolaires. 

À la CSDGS, parmi les 54 établissements d’enseignement qui sont sous sa responsabilité, un seul est doté de détecteurs de monoxyde de carbone. Il s’agit du Centre de formation Compétence-de-la-Rive-Sud. Ce dispositif est obligatoire à cet endroit, où des formations en mécanique automobile et en carrosserie sont offertes.

«Pour nos autres établissements, la Régie du bâtiment n’exige pas l’installation d’un détecteur de monoxyde de carbone, précise la CSDGS dans un communiqué. Cette situation est la même que celle d’autres bâtiments publics, même s’il est toutefois recommandé d’en installer un dans tout bâtiment où un combustible est utilisé, qu’il soit public ou résidentiel.»

La CSDGS explique que plusieurs de ses bâtiments sont chauffés sans combustible (géothermie, thermopompe, plinthes électriques), ce qui élimine les intoxications au gaz.

Quoi qu’il en soit, la CSDGS entend procéder à l’installation de détecteurs de monoxyde de carbone dans les plus brefs délais, comme l’exige le ministère de l’Éducation.

Commission scolaire des Hautes-Rivières

Si la cinquantaine d’écoles de la CSHR ne sont pas toutes dotées de détecteurs de monoxyde de carbone, elles respectent les recommandations émises par le Code du bâtiment, assure Mario Champagne, directeur général adjoint de la Commission scolaire.

La plupart des écoles secondaires de la Commission scolaire sont chauffées au gaz naturel ou à l’huile. Quant aux écoles primaires, elles le sont à l’électricité ou à la biénergie, c’est-à-dire que l’électricité est la première source utilisée pour les chauffer. Le gaz constitue un système d’appoint en période de grand froid.

Dans les plus grosses écoles où il y a une ventilation mécanique et dans les écoles plus récentes, des détecteurs de CO2 sont intégrés.

Par ailleurs, quand la salle mécanique d’une école, où se situe la chaufferie, est refaite, l’installation de sondes pour le monoxyde de carbone est incluse dans les projets. Ce n’est pas une norme obligatoire pour le moment, mais la Commission scolaire le prévoit dans les travaux.

On retrouve aussi des sondes de monoxyde de carbone à l’École professionnelle de métiers.

(Avec la collaboration de Louise Bédard)

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