Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix: du plaisir garanti au Centre de plein air L’estacade

Valérie Legault
Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix: du plaisir garanti au Centre de plein air L’estacade
Les jeunes pêcheurs taquinent la perchaude à partir du quai de l'étang. (Photo : Le Canada Français ‒ Jessyca Viens-Gaboriau)

LOISIRS – Juste pour les jeunes enfants, le Centre de plein air L’estacade? Loin de là! Des 600 jeunes qui fréquentent le camp de vacances durant l’été, la moitié sont âgés de 10 ans et plus. Ouvert à l’année, le camp de vacances accueille 12 000 jeunes et moins jeunes qui reprennent contact avec la nature.

Le terrain est étonnamment calme le jour de notre visite. «On est jeudi, c’est jour d’excursion», répond Yannick Godin, directeur général du centre de plein air. Certains groupes partent en vélo, d’autres en bateau, mais la tranquillité sera de courte durée.

Cet été, l’estacade a accueilli 85 campeurs par semaine dans ses installations de la 13e Avenue, à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. C’est sans compter les 130 jeunes inscrits au camp de jour. Des autobus en provenance de Saint-Paul, Lacolle, Saint-Georges-de-Clarenceville, Noyan et Saint-Valentin les y emmènent tous les matins en semaine durant l’été.

L’estacade dispose de 50 activités différentes à son programme. Les campeurs en ont une trentaine d’inscrites à leur séjour d’une semaine. Tir à l’arc, escalade, pêche, hébertisme, poterie, ornithologie, apiculture, canotage, menuiserie et bricolage n’en sont que quelques-unes.

Les plus vieux peuvent aussi s’inscrire à des camps spécialisés en cuisine, en photographie et en voile dont les ateliers sur mesure font le bonheur des ados.

Durant la semaine du 12 au 18 août, L’estacade a mis à l’épreuve le CLAN, un acronyme pour confiance en soi, leadership, animation et nature. «C’est une toute nouvelle formule que nous essayons avec les adolescents de 12 à 16 ans. Nous aimerions aussi développer un séjour pour les jeunes victimes d’intimidation», détaille M. Godin.

Le tir à l’arc est toujours une activité appréciée des enfants.

Voile

La voile constitue l’activité de plein air dans laquelle L’estacade se démarque. «C’est notre spécialité, explique le directeur général. Les 8-11 ans naviguent avec des Optimistes, tandis que les 12-15 ans apprennent à manœuvrer un dériveur. Nous avons aussi un quillard pour faire des excursions de trois jours sur le lac Champlain.»

Grâce au courant, l’eau y est de bonne qualité pour la baignade, ajoute M. Godin. Le ministère de l’Environnement y récolte régulièrement des échantillons pour en faire l’analyse. Leur cote oscille toujours entre A et B.

En Optimiste puis en dériveur (notre photo), on fait de la voile à partir de l’âge de 8 ans à L’estacade.

Campeur un jour, campeur toujours

Yannick Godin a mis le pied à L’estacade en 2000 et n’en est jamais ressorti. Il commencé en tant qu’animateur est devenu chef de camp l’année suivante. Il a occupé ce poste pendant 12 ans avant d’être promu directeur général. Il succède depuis cinq ans à Guy Demers, l’un des fondateurs du camp.

Le père de trois jeunes enfants est un pur produit des camps de jour et de vacances. «Depuis que j’ai 5 ans, j’ai toujours été campeur, dit-il. C’est là que je passe toutes mes semaines d’été.» La seule fois où il se trouvait ailleurs, c’était pour son voyage de noces!

Les campeurs font connaissance avec les animaux de basse-cour.

Walt Disney

L’expérience du camp de vacances n’est peut-être pas pour tout le monde, mais il est convaincu que L’estacade a beaucoup à offrir aux jeunes campeurs. Surtout ceux qui tentent l’expérience pour la première fois.

Cinq ans, ça paraît bien jeune pour passer une semaine loin de chez soi, mais c’est l’idéal, assure Yannick Godin. «Pour eux, c’est Walt Disney ici!, dit-il. Les enfants ne pratiquent pas la même activité deux fois. À 5 ans, contrairement aux plus vieux, ils n’ont aucune notion du temps. Les journées s’étirent de 9 h à 20 h 30. Quand ils se couchent, ils s’endorment sur-le-champ!»

Les enfants sont aussi entourés d’animateurs qui suivent une formation de 100 heures pour se qualifier à leur nouvel emploi. Ils sont prêts à tout, même aux caractères plus difficiles.

Les enfants ne pratiquent pas la même activité deux fois. À 5 ans, contrairement aux plus vieux, ils n’ont aucune notion du temps. Pour eux, c’est Walt Disney ici!

-Yannick Godin

«Nous offrons des fins de semaine de répit aux enfants des centres jeunesse ou qui nous sont référés par les Centres intégrés de santé et de services sociaux, précise M. Godin. Nous avons des compétences auprès de la clientèle avec un déficit d’attention, un trouble du spectre de l’autisme ou de l’attachement, par exemple.»

Aménagé dans une ancienne grange, le Studio invite à la créativité.

Compteur à zéro

Le directeur général tient le même discours devant des parents qui désespèrent devant les difficultés d’intégration de leur enfant ou leurs problèmes d’intimidation.

«Quand on arrive au camp de vacances, personne ne connaît personne. On remet le compteur à zéro en se faisant de nouveaux amis. C’est une expérience de vie marquante», assure-t-il.

Les mois de mai à septembre constituent la période la plus achalandée. Dès que les bourgeons sont en fleurs, environ 400 élèves défilent chaque jour à L’estacade jusqu’à la fin des classes. Le camp de vacances emploie cinq ou six animateurs à l’année. Leur nombre gonfle à 40 durant l’été.

Aménagé dans une ancienne grange, le Studio invite à la créativité.

À l’année

Le Centre de plein air L’estacade est ouvert à l’année. «On accueille tout le monde, affirme Yannick Godin, que ce soit pour des retrouvailles ou des fêtes de famille. On reçoit aussi des scouts, des chorales ainsi que plusieurs écoles.»

L’hébergement est inclus dans le forfait, si désiré. On peut réserver un service de cafétéria ou faire sa cuisine soi-même. Quant aux cuisiniers, ils ont plus d’un tour dans leur sac pour s’adapter aux allergies, aux intolérances ou au régime végétarien.

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