Circulation aux abords des écoles: plusieurs automobilistes pris en défaut à Napierville

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Par Marc-André Couillard
Circulation aux abords des écoles: plusieurs automobilistes pris en défaut à Napierville
Les policiers de la SQ ont mené l'opération «Jaune», le 12 septembre, aux abords des écoles de Napierville. (Photo : Coup d'œil – Marc-André Couillard)

ACTUALITÉ – En cette période de rentrée scolaire, les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont mené l’opération «Jaune», en matière de sécurité routière aux abords des écoles, le 12 septembre. L’objectif était de sensibiliser les automobilistes à la sécurité des écoliers. À Napierville, plusieurs d’entre eux ont reçu un constat d’infraction.  

Pas moins de 15 contraventions ont été remises à des conducteurs, près de l’école primaire Daigneau, et ce, en quelques heures à peine. La vitesse excessive était en cause dans la majorité des cas. Rappelons que la vitesse maximale permise sur la rue de l’Église passe de 50 km/h à 30 km/h, entre 7 h et 17 h, lors des jours d’école.

Un automobiliste a aussi été mis à l’amende parce qu’il ne s’est pas immobilisé à proximité d’un autobus scolaire dont les feux rouges clignotants étaient allumés.

La policière Nancy Clair, de la SQ, rappelle que depuis le 1er août, les amendes sont doublées en zone scolaire. À titre d’exemple, si une personne circule à 55 km/h plutôt que 30 km/h, l’amende et les frais qui y sont associés passent de 138 $ à 293 $.

Depuis le 1er août, les amendes sont doublées en zone scolaire.

Arrêt

Les brigadières qui travaillent sur la rue de l’Église, à Napierville, sont souvent témoins de comportements dangereux de la part d’automobilistes. Bien qu’elles installent un panneau d’arrêt mobile au centre de la rue lors de l’entrée et la sortie des classes, il n’est pas rare que des voitures passent sans s’arrêter.

«Il y a des voitures qui s’arrêtent sur les lignes jaunes. Ce n’est pas logique ! C’est une traverse pour piétons. Il ne faut pas s’arrêter dessus», explique la brigadière Dominique Flagothier, qui fait traverser les enfants au coin des rues de l’Église et Saint-Martin. Cette dernière remarque que les règles sont moins respectées le matin, alors que les automobilistes montrent davantage de signes d’impatience.

Même constat à l’intersection des rues de l’Église et Saint-Louis, où travaille la brigadière Nathalie Aubin. À cet endroit, lors que le panneau d’arrêt est déployé, les voitures qui se dirigent vers Saint-Jean-sur-Richelieu peuvent faire leur arrêt au début de l’intersection (au coin de la rue Saint-Louis) ou encore juste devant la traverse pour piétons.

«Il y a des voitures qui ne font pas l’arrêt et qui passent tout droit, dit-elle. Il y en a d’autres qui font juste ralentir, sans s’arrêter. C’est même déjà arrivé qu’une auto passe sans arrêter, alors que j’étais au milieu de la rue, en train de faire traverser des enfants. Aussi, ça fait trois fois que je me fais demander si on doit faire l’arrêt s’il n’y a pas d’enfants qui sont en train de traverser. J’ai trouvé ça bizarre. C’est un arrêt, il faut s’arrêter.»

Chaque semaine, il y a des automobilistes qui ne s’arrêtent pas lorsque les feux rouges des autobus sont en marche.

-Julie Larivière, régisseuse au transport scolaire à la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries

Il arrive aussi que les brigadières se fassent invectiver ou même frôler par des automobilistes délinquants. La mairesse de Napierville, Chantale Pelletier, qui était présente lors de cette opération policière, explique que les élus envisagent de doter les brigadières de caméra portative, qui permettraient de retrouver les usagers de la route au comportement répréhensible.

Ne pas respecter les directives d’une brigadière peut entraîner une amende de 200 $ à 400 $ et 4 points d’inaptitude.

Piétons

Les policiers se sont aussi assurés que les automobilistes respectaient la priorité donnée aux piétons qui s’engagent sur les traverses piétonnières. Les usagers de la route doivent s’arrêter en tout temps pour permettre à un piéton de traverser sur les lignes hachurées.

«Quand les gens ne voient pas les brigadières, ils ont tendance à ne pas respecter la priorité des piétons», déplore l’agente Clair.

Ne pas accorder la priorité de passage aux piétons peut entraîner une amende de 100 $ à 200 $ et 2 points d’inaptitude.

Les usagers de la route doivent respecter la priorité donnée aux piétons qui s’engagent sur une traverse piétonnière, même lorsqu’il n’y a pas de brigadière.

Autobus

Dans le cadre de l’opération «Jaune», un policier était à bord d’un autobus scolaire, afin de revoir les règles de sécurité avec les écoliers, mais aussi pour s’assurer du respect de la signalisation par les automobilistes lors de l’arrêt de l’autobus.

C’est de cette façon qu’un conducteur s’est fait arrêter. Le panneau d’arrêt latéral de l’autobus n’était pas encore déployé, mais les feux clignotants rouges étaient allumés. Cela lui a valu 313 $ de contravention et 9 points d’inaptitude.

La règle veut que lorsque les feux jaunes sont allumés, les automobilistes doivent se préparer à arrêter. Lorsque les feux rouges intermittents sont allumés ou que le panneau d’arrêt latéral est déployé, il faut s’immobiliser à plus de 5 mètres, que l’on roule dans la même direction que l’autobus ou dans le sens inverse.

Quant aux enfants qui descendent de l’autobus, ils doivent compter 10 pas en marchant vers l’avant de l’autobus, de manière à voir le conducteur et à être vus. Une fois passés devant l’autobus, ils doivent regarder des deux côtés de la route, avant de la traverser.

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