À l’âge de 71 ans: il traverse le Canada à vélo en 28 jours !

Marie-Josée Parent
À l’âge de 71 ans: il traverse le Canada à vélo en 28 jours !
Réjean Gélineau, au centre, avec ses compagnons de voyage, Solveig Stoebe à gauche et Jean-Jacques Mainville à droite. (Photo : gracieuseté)

SPORT – Quelque 4300 kilomètres à vélo en 28 jours sur les routes canadiennes. C’est le défi qu’a relevé haut la main Réjean Gélineau, au mois de juillet. Le cycliste âgé de 71 ans n’a même pas eu besoin d’une journée de congé pour reprendre son souffle entre Vancouver et Saint-Blaise-sur-Richelieu.

Il pensait à ce grand voyage depuis près de deux ans. Il ne voulait pas battre de record, seulement voir du pays. Il faut dire que Réjean Gélineau est connu pour parcourir jusqu’à 50 000 kilomètres de vélo par an. Été comme hiver, il sillonne les routes du Haut-Richelieu allant jusqu’à rouler 200 kilomètres par jour.

Sa grande aventure a commencé avec la traversée du Canada en voiture. Il était accompagné de son cousin Jean-Jacques Mainville. À Vancouver, il a rejoint Solveig Stoebe, une amie cycliste.

«Nous n’avions jamais roulé ensemble, explique-t-il. Nous sommes partis le 1er juillet. Après une ou deux journées, nous avons réalisé que nous n’avions pas le même rythme. Nous n’avions pas de plaisir ni l’un, ni l’autre. Nous avons décidé de nous séparer et de se rejoindre le soir à l’hôtel.»

En solitaire

Réjean Gélineau a donc poursuivi sa traversée en solitaire. Son cousin n’était jamais bien loin avec le véhicule s’il avait besoin d’assistance en cas de crevaison ou encore pour le ravitailler en eau et nourriture.

Le septuagénaire ayant l’habitude de rouler en Montérégie, il ne possédait pas une grande expérience dans les longues montées. Il n’a pas eu le choix de s’y familiariser rapidement, puisque le périple a débuté avec les Rocheuses canadiennes.

Vraiment, ç’a super bien été. C’était un voyage à la hauteur de mes attentes.

-Réjean Gélineau

«Je préférais les montées aux descentes, précise-t-il. Comme nous sommes sur l’autoroute, il y a beaucoup de débris dans l’accotement. Lorsqu’on roule à 65 kilomètres à l’heure, ils sont difficiles à éviter. En plus, il y a souvent un précipice à notre droite qu’on ne veut pas visiter.»

Crevaisons

Heureusement, Réjean Gélineau n’a jamais chuté. Le trajet s’est déroulé sans encombre majeure. Il y a bien eu quelques crevaisons et roues fendues, mais il a réussi à réparer le bris avec son équipement de rechange.

«J’étais stressé uniquement le soir, lorsque nous ne trouvions pas d’endroit pour dormir, explique-t-il. Nous avions une tente, mais c’était surtout en cas d’urgence. Je voulais prendre une douche et manger un bon repas à la fin de la journée.»

 

Conditions

En général, le cycliste prenait la route avant huit heures. Il lâchait son guidon vers 17 h 30. Il a ainsi parcouru 153 kilomètres par jour en moyenne.

«Nous avons été chanceux, car nous avons connu une seule grosse journée de pluie. Je n’avais nulle part pour m’arrêter, donc j’ai continué à pédaler. Je me souviens que l’eau coulait au bout de ma casquette comme si j’avais ouvert une champlure», rigole le passionné.

Réjean Gélineau se considère chanceux, puisque le mercure est demeuré relativement frais. Les vents lui ont aussi été favorables pendant la majeure partie du trajet.

Physiquement, le défi n’a pas été difficile à relever. «Je m’y étais vraiment bien préparé. J’y allais à mon rythme. Je ne sentais pas la fatigue. Il n’y a pas un matin où je n’avais pas envie de reprendre mon vélo», souligne celui qui n’a pas perdu de poids, ni senti de courbatures pendant son mois à bicyclette.

De retour à Saint-Blaise-sur-Richelieu le 28 juillet, Réjean Gélineau s’est reposé uniquement le lendemain. Dès le 30 juillet, il repartait à la conquête de ses chemins favoris. Il a déjà plus de 3000 kilomètres au compteur depuis son retour.

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