Au Musée du Haut-Richelieu: la rivière Richelieu, sujet d’une nouvelle exposition

Marie-Pier Gagnon
Au Musée du Haut-Richelieu: la rivière Richelieu, sujet d’une nouvelle exposition
L'exposition est le fruit d'une année de travail pour l'équipe du Musée du Haut-Richelieu. De gauche à droite: Mathieu Hébert, directeur des collections et muséologue, France Bourassa, directrice générale, et Marie-Pier Rioux, responsable des expositions temporaires.  (Photo : Le Canada Français - Laurianne Gervais-Courchesne)

CULTURE – Le Musée du Haut-Richelieu présente une exposition temporaire intitulée D’une rive à l’autre: la traversée de la rivière Richelieu au fil du temps. Plusieurs anecdotes et images inédites y sont présentées, jusqu’au 1er décembre.

Responsable des expositions temporaires au Musée du Haut-Richelieu, Marie-Pier Rioux explique qu’il a fallu une année pour mettre sur pied cette nouvelle exposition bien ancrée dans l’histoire locale. Le défi était de taille. Il fallait éplucher les journaux d’époque, contacter des collectionneurs et même faire appel au ministère des Transports.

«Ç’a été un défi. Quand on fait une exposition, on essaie toujours d’avoir le plus d’objets possible parce que c’est surtout ça qui intéresse les gens», explique-t-elle. Mais dans ce cas-ci, alors qu’il était question de ponts, de ponts de glace et de traversiers, le sujet ne le permettait pas. Ainsi, le public aura plutôt droit à des images inédites dénichées jusqu’aux États-Unis!

Des trouvailles

«Il y avait un pont ferroviaire autrefois à côté de la marina. Il a été détruit en 1967, mais il y avait peu d’images de ça. Nous en avons trouvé auprès d’un collectionneur au Vermont», souligne notre interlocutrice. Et à force de fouiller, l’équipe a tout de même réussi à dénicher quelques objets de valeur à montrer aux visiteurs. Parmi ceux-ci, des pièces archéologiques.

«Nous avons obtenu la permission de présenter en primeur des objets trouvés pendant la construction du nouveau pont Gouin», mentionne Mme Rioux. On parle ici de petits objets, généralement non datés, tels qu’une brosse à dents en os. D’autres objets connexes au sujet de l’exposition seront également présentés, question de piquer un peu plus la curiosité des gens.

Soulignons au passage que pour les bienfaits de l’exposition, l’équipe de recherche s’est concentrée sur une période de 300 ans, soit du 18e siècle à aujourd’hui. Elle a aussi limité le territoire couvert à la portion de la rivière située entre Saint-Jean-sur-Richelieu et Noyan. Mais avec trois siècles d’histoire à couvrir, les découvertes ont été nombreuses.

Les anecdotes concernant les ponts de glace en surprendront d’ailleurs plus d’un. Ces derniers étaient à la fois populaires, mais aussi très dangereux. «C’est plutôt macabre ce qu’on a découvert. Les ponts de glace ont fait beaucoup de morts et au printemps, les corps des chevaux noyés remontaient à la surface», raconte brièvement Marie-Pier Rioux.

Informations pratiques

Cette exposition est accessible au public sur les heures d’ouverture régulières du musée moyennant la somme de 10 $ pour les adultes et de 4 $ pour les enfants.

Rappelons en terminant que le Musée du Haut-Richelieu présente en moyenne trois à quatre expositions temporaires par année. Celles-ci visent à faire découvrir à la population des facettes plus pointues de l’histoire régionale ainsi que de la céramique ancienne et contemporaine. Elles s’ajoutent à l’exposition permanente Le Haut-Richelieu: d’eau, de terre et de feu.

Pour plus d’information sur la programmation ou les heures d’ouverture, visitez le www.museeduhaut-richelieu.com.

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