Travailleurs agricoles étrangers: Christine Normandin demande plus de flexibilité pour les agriculteurs

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Par Marc-André Couillard
Travailleurs agricoles étrangers: Christine Normandin demande plus de flexibilité pour les agriculteurs
Christine Normandin, députée du Bloc Québécois dans le comté fédéral de Saint-Jean.   (Photo : Bernard Thibodeau - Chambre des Communes)

AGRICULTURE – Ce printemps, les producteurs agricoles ont accueilli seulement la moitié des travailleurs agricoles étrangers qu’ils emploient normalement, en raison de la pandémie. La députée fédérale de Saint-Jean, Christine Normandin, réclame que le programme des travailleurs étrangers temporaires soit modifié, notamment en permettant à ces employés de travailler sur plusieurs fermes. 

Les permis de travail accordés à ces travailleurs sont «fermés», ce qui signifie qu’ils ne peuvent travailler que pour l’employeur qui est cité sur le permis, rappelle la députée Normandin. Cela signifie que si un entrepreneur n’a pas besoin de tous ses employés pour une période donnée, ces derniers n’ont pas le droit d’aller prêter main-forte sur un autre lieu de travail.

«Par exemple, les producteurs de sirop d’érable, qui avaient un surplus de main-d’œuvre en début de crise vu la fermeture des cabanes à sucre, ne pouvaient pas envoyer leurs travailleurs chez d’autres producteurs dans le besoin, déplore Mme Normandin. Des employeurs potentiels se sont retrouvés privés de travailleurs et des travailleurs, privés de travail. Il faut repenser le programme afin d’utiliser plus efficacement la main-d’œuvre disponible.»

Proposition

Mme Normandin faisait partie du groupe restreint de députés qui siégeait à la Chambre des communes à la fin mai. Elle a alors demandé au gouvernement d’assouplir le programme pour permettre à un travailleur qui détient un permis fermé de travailler un certain nombre de jours chez un autre employeur, sans pénalité.

«Cette flexibilité ajoutée aurait d’ailleurs plusieurs avantages même à l’extérieur du cadre de la pandémie, précise-t-elle. Avec la crise sanitaire, notre souveraineté alimentaire est plus importante que jamais. Nos programmes doivent être ajustés à cette réalité.»

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