Année scolaire interrompue: des finissants du secondaire témoignent

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Par Marc-André Couillard
Année scolaire interrompue: des finissants du secondaire témoignent
L'école secondaire Pierre-Bédard, à Saint-Rémi. (Photo : Coup d'oeil - Archives)

ÉDUCATION – Les élèves de cinquième secondaire étaient loin de s’imaginer qu’ils ne reverraient pas leurs amis et qu’ils ne pourraient pas dire au revoir à leurs enseignants lorsqu’ils ont quitté l’école, le 12 mars. La pandémie de Covid-19 a interrompu abruptement leur parcours scolaire. Nous avons parlé à trois d’entre eux qui nous racontent comment s’est déroulé leur confinement.

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«Au début, on pensait qu’on allait tous y retourner. Je ne pensais pas que le 12 mars serait ma dernière journée de secondaire, confie Danaé Martin. C’est dur de se dire que ça finit comme ça. On a manqué les plus beaux mois.»

Elle faisait partie du comité organisateur du bal des finissants, qui devait se dérouler au Manoir Rouville-Campbell. «J’avais déjà acheté ma robe au mois de janvier. J’étais prête. Finalement, il n’y aura pas de bal, mais au moins j’ai ma robe», dit-elle.

Comme plusieurs jeunes de son âge, Danaé Martin a profité du confinement pour travailler davantage, dans une crèmerie et une l’épicerie.

Pour ce qui est de la vie sociale, elle a été pratiquement inexistante pendant plusieurs semaines. «Des professeurs nous textaient pour prendre des nouvelles, raconte l’élève. Avec les nouvelles directives gouvernementales, on commence à plus voir nos amis.»

Danaé Martin

Se rapprocher de sa famille

«Je pensais qu’on retournerait à l’école après deux semaines, raconte

, elle aussi finissante de cinquième secondaire à l’école Pierre-Bédard. C’est décevant de savoir que ça finit comme ça. Avoir su, j’en aurais plus profité la dernière journée, pour aller voir les professeurs et dire au revoir à mes amis.»

Cette dernière a passé beaucoup de temps en famille pendant le confinement. «Je me suis rapprochée de ma famille, dit-elle. Ça, c’est positif, mais le négatif, c’est que je ne peux pas aller voir mes grands-parents.»

Les après-bals commençaient aussi à s’organiser. On a mis beaucoup d’efforts là-dedans.»

-Danaé Martin, finissante de 5e secondaire

Heureusement, elle n’avait pas encore acheté sa robe. Elle n’en est pas moins déçue de ne pas avoir de bal de finissants. «J’attends ça depuis que je suis en première secondaire. Je n’ai pas terminé mon secondaire comme je l’aurais voulu.»

Aryane Beaulieu

Le travail plutôt que l’école

De son côté, Nathan Boyer a remplacé ses heures de classe par des heures de travail, pendant le confinement.

«Au début, je pensais qu’on aurait juste le vendredi de congé [vendredi 13 mars]. C’était bien l’fun. Je pensais que ça allait reprendre la semaine suivante, dit-il.

Voyant que l’école ne reprendrait pas, Nathan Boyer a commencé à travailler à plein temps avec son père, qui est à la tête d’une entreprise de forage. En plus de cela, il a continué à travailler deux soirs par semaine, comme il le fait tout au long de l’année scolaire, dans une usine de fabrication de tofu, située à Saint-Isidore.

«On n’a pas pu faire nos au revoir, mais je me dis que ce n’est pas grave parce que l’école a dit qu’elle organiserait un bal quand il n’y aura plus de mesures de confinement», dit-il.

Nathan Boyer
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