Arrêté avec trois armes à feu chargées: caution de 20 000 $ pour retrouver sa liberté

JUSTICE – Georges Dimogiannis a dû verser une somme de 20 000 $ et déposer son passeport pour reprendre sa liberté au terme d’une enquête tenue le 25 septembre, après la découverte d’armes dans son véhicule, au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle. 

L’homme âgé de 44 ans fait face à 14 chefs d’accusation à la suite de la découverte de trois armes à feu chargées dans le véhicule qu’il conduisait le 13 septembre.

Selon la preuve exposée par Me Stéphanie Vautour, de la Couronne, l’accusé s’est présenté à 1 h 45. Il s’est dirigé vers une des guérites pour bifurquer vers le secteur commercial du poste douanier avant de faire demi-tour et se stationner près de la boutique hors-taxes qui est fermée.

Lorsqu’un agent lui demande ce qu’il fait là, l’accusé répond qu’il est perdu. Il dit être Canadien, mais ne pas avoir son passeport. Il dit n’avoir rien à déclarer.

Fouille

Les rapports des agents qui interviennent indiquent qu’il semble désorienté, incohérent, intoxiqué, très bavard, nerveux. Son véhicule, un VUS Dodge Durango loué, est fouillé.

Dans une section de la portière du conducteur, un sac contenant 14,8 grammes d’une substance beige, qui serait de la cocaïne, ainsi qu’une arme à feu, sont trouvés. Une autre arme est saisie dans la console centrale du véhicule. Une troisième arme est découverte sous le banc du conducteur.

Les trois armes, dont deux prohibées et une autre à autorisation restreinte, sont chargées. Une de ces armes, un revolver Smith & Wesson, a un numéro de série altéré. Me Gilbert Frigon, de la défense a précisé que les empreintes digitales de son client n’ont pas été trouvées sur les objets saisis. Mentionnons qu’une somme de 1386 $ en devise canadienne a aussi été trouvée dans le véhicule.

Défense

La sœur de l’accusé a témoigné et a déclaré être prête à verser une caution de 10 000 $ pour garantir la présence de son frère et sa bonne conduite.

De son côté, M. Dimogiannis a témoigné avoir des économies de 10 000 $. Il a déclaré être cuisinier et gérant d’un restaurant La Belle Province, à Repentigny. Il a des antécédents judiciaires en matière de conduite avec les facultés affaiblies, méfait et recel.

En le remettant en liberté, le juge l’a assigné à résidence, chez sa mère, avec un couvre-feu pour lui permettre d’occuper son emploi.