Mélanie Joly visite l’entreprise Ilo Mini-maison

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Par Marc-André Couillard
Mélanie Joly visite l’entreprise Ilo Mini-maison
Yves Boyer, préfet de la MRC des Jardins-de-Napierville, Luc Guérin, président du Centre d'aide aux entreprises Haute-Montérégie (CAEHM), Brenda Shanahan, députée de Châteauguay-Lacolle, Josée Bilodeau, président de Ilo Mini-Maison, la ministre Mélanie Joly, Lynda Lamarre, adjointe à la direction, et Mèlina Tsigounis, agente de développement local et entrepreneurial, toutes deux du CAEHM. (Photo : gracieuseté)

La ministre canadienne du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, était de passage chez Ilo Mini-maison, à Saint-Cyprien-de-Napierville, le 8 juillet, dans le cadre d’une tournée d’entreprises qui ont reçu de l’aide fédérale pour les aider à traverser la crise de la COVID-19. 

Plus tôt dans la journée, Mme Joly s’était rendue chez GiGrow, une entreprise de Candiac. Ces deux entreprises ont reçu l’appui du Centre d’aide aux entreprises Haute-Montérégie (CAEHM) au cours de la dernière année, pour les aider à faire face à la pandémie. 

La ministre Joly tenait à se rendre sur le terrain pour constater l’impact que les mesures d’aide de son gouvernement ont eu pour les entrepreneurs, comme Josée Bilodeau, la présidente d’Ilo Mini-maison, qui a reçu un prêt provenant du Fonds fédéral d’aide et de relance régionale.

Ce fonds permet aux entreprises de recevoir un prêt maximal de 40 000 $, sans intérêt. L’entreprise n’a qu’à rembourser 75 % du montant qu’elle reçoit, si le remboursement se fait dans un délai de trois ans.  

« C’était une belle tape dans le dos pour nous, souligne Mme Bilodeau. Mme Joly a été plus d’une heure dans l’usine, pour la visiter et rencontrer l’équipe. Ç’a vraiment été une belle rencontre. »

DIFFICULTÉS

Mme Bilodeau a eu recours à ce Fonds en raison des conséquences de la pénurie des matériaux, qui mettaient son entreprise en péril.

« Avec la pénurie et la hausse du prix des matériaux, la gestion des liquidités devenait plus compliquée, explique l’entrepreneure. Habituellement, je fabrique une mini-maison, je la livre et je suis payée, mais en raison de la rareté de certains matériaux, je suis obligée d’entreposer cinq ou six maisons avant de les livrer, parce qu’il manque des composantes. C’est ce fonds qui m’a permis de passer au travers. »

Toutes les composantes fabriquées en usine se font rares, que l’on pense aux fenêtres, aux électroménagers, jusqu’aux prises électriques.

Elle cite l’exemple d’une maison qu’elle vient tout juste de livrer, à Dixville, près de Coaticook. Sa construction était terminée depuis deux semaines, mais il lui manquait une porte. 

« Je livre des maisons aux quatre coins de la province, donc elles doivent être complétées à 100 % », précise-t-elle.

AIDE

Cette aide a permis à Ilo Mini-maison de garder la tête hors de l’eau au pire de la crise. 

« Ce fonds a probablement sauvé mon entreprise, pense Mme Bilodeau. Autrement, il aurait fallu que je demande des montants plus importants à mes clients, mais mes contrats étaient signés depuis longtemps. On ne peut pas modifier ça du jour au lendemain. C’est un beau programme pour les entreprises. C’est de l’argent prêté, mais ça nous a permis de respirer dans le pire de la pandémie. »

Aujourd’hui, les affaires vont très bien pour Ilo Mini-maison, dont le carnet de commandes ne cesse de se remplir.  « Nous connaissons une augmentation vertigineuse de nos ventes, affirme Mme Bilodeau. Nous avons triplé le nombre de contrats. Avant la pandémie, je venais tout juste de démarrer mon entreprise, mais on faisait quatre ou cinq maisons par année. Là, on sort deux maisons par mois. »

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