Le Bloc québécoise veut plus d’aide pour les aînés

Par Louise Bédard
Le Bloc québécoise veut plus d’aide pour les aînés
La députée Andréanne Larouche, porte-parole du Bloc québécois pour les aînés. (Photo : : Bernard Thibodeau - Chambre des communes)

AÎNÉS. La pandémie affecte financièrement les aînés qui devraient obtenir un meilleur soutien financier d’Ottawa. L’aide aux aînés passe aussi par la hausse des transferts fédéraux en santé au Québec.

La porte-parole du Bloc québécois pour le dossier des aînés, la députée bloquiste de Shefford, Andréanne Larouche, a récemment défendu les revendications de son parti lors d’une conférence virtuelle organisée par sa collègue Christine Normandin, du comté de Saint-Jean.

Cette conférence faisait suite à la consultation menée par la poste par la députée de Saint-Jean au sujet du soutien financier du gouvernement fédéral aux aînés.

Le Bloc québécois fait valoir que les aînés sont ceux qui ont été le plus touchés par la crise sanitaire. Ceux aussi qui ont reçu le moins d’aide financière du gouvernement fédéral comparativement aux travailleurs et aux entreprises.

COÛT DE LA VIE

Si les aînés retraités n’ont pas perdu leur emploi, ils font face cependant à une hausse du coût de la vie. La députée Larouche a cité en exemple la hausse du coût des loyers et du panier d’épicerie, les frais de livraison liés au confinement, les frais COVID imposés dans des commerces et les coûts du service Internet, pour montrer que les aînés subissent aussi l’impact financier de la pandémie.

Elle a fait valoir que c’est immédiatement que le gouvernement fédéral doit leur apporter une aide, pas après la pandémie. Le chèque unique de 300 $ versé l’été dernier et de 200 $ de plus pour les bénéficiaires du supplément est arrivé trop tard et est insuffisant, évalue-t-elle.

La députée de Shefford a défendu la demande de son parti de hausser de façon permanente de 110 $ par mois, dès 65 ans, la pension de la sécurité de la vieillesse et d’adapter en conséquence le supplément de revenu garanti. Des indications sont que le fédéral pourrait majorer la prestation, mais pour les plus de 75 ans. La prestation de sécurité de vieillesse équivalait à 20 % du salaire industriel moyen en 1975 et ne représente plus que 13 % aujourd’hui.

Mme Larouche a signalé que le Bloc aurait défendu cette revendication même sans la pandémie qui n’a fait qu’accélérer les besoins des aînés. La proposition était déjà inscrite dans la plateforme électorale de 2019.

TRANSFERTS FÉDÉRAUX

La députée de Shefford a fait valoir que ce ne sont pas des normes nationales qui auraient permis de mieux prendre soin des aînés en CHSLD, mais c’est d’avoir plus de moyens. De plus, la pandémie a fait ressortir l’importance de l’aide pour le maintien à domicile, a noté la conférencière.

Le Bloc se fait défenseur de la revendication du Québec et des provinces d’accroître les transferts fédéraux en santé pour qu’Ottawa assume jusqu’à 35 % des dépenses en santé.

Mme Larouche a répété aussi les demandes de rendre le crédit d’impôt pour les proches aidants en partie remboursable, d’accorder un crédit d’impôt pour la construction et l’adaptation de logements intergénérationnels pour que les aînés demeurent chez eux et d’octroyer automatiquement le crédit d’impôt pour les soins à domicile.

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