Reportées en raison de la pandémie: des dizaines de funérailles enfin célébrées 

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Par Marc-André Couillard
Reportées en raison de la pandémie: des dizaines de funérailles enfin célébrées 
Steve Finnegan, thanatologue et propriétaire des Salons funéraires Serre et Finnegan. (Photo : : Coup d'œil - Archives)

En raison des règles sanitaires liées à la pandémie, de nombreuses familles ont dû reporter les funérailles d’un proche décédé, les empêchant d’entamer leur processus de deuil. Au cours des dernières semaines, Steve Finnegan, président des Salons funéraires Serre et Finnegan, a accompagné plusieurs familles qui ont finalement pu organiser des funérailles pour leur défunt, après les avoir reportées de plusieurs mois. 

« Depuis le début de la pandémie, beaucoup de gens ont mis de côté les rituels funéraires parce que certains établissements étaient fermés ou parce que la capacité d’accueil des salons funéraires et des églises était réduite », rappelle M. Finnegan.  

Cette situation a parfois créé des tensions au sein des familles. « Ce n’était pas évident pour les familles quand elles étaient limitées à 25 personnes pour des funérailles, dit M. Finnegan. Parfois, les gens se sont limités aux enfants, en excluant les conjoints. Les familles n’ont pas du tout aimé ça. »

Du jamais vu

Du côté des Salons funéraires Serre et Finnegan, ce sont pas moins d’une cinquantaine de funérailles qui ont ainsi été remises à plus tard. 

« Les mois de septembre et octobre ont été de gros mois, remarque M. Finnegan. Nous terminons le rattrapage pour les familles qui avaient mis les funérailles en attente, depuis plus d’un an, dans certains cas. Elles avaient hâte de boucler la boucle pour pouvoir avancer dans leur cheminement. »

Cette situation est du jamais vu, relate-t-il. « Parfois, il pouvait arriver qu’on attende quelques semaines, voire un mois ou deux, pour laisser le temps à des membres de la famille d’être présents, mais jamais aussi longtemps. » 

Des cérémonies originales

Au plus fort de la crise, comme le nombre de personnes pouvant participer à une cérémonie funéraire était très restreint, certaines familles ont décidé de célébrer différemment, de manière à pouvoir se réunir en plus grand nombre. 

Par exemple, des gens ont choisi de célébrer les funérailles à l’extérieur.

« Nous avons fait plusieurs cérémonies sur des terrains privés, avec le personnel du salon qui était sur place, illustre M. Finnegan. Les gens mettaient les cendres sur une table et ils accueillaient les visiteurs à l’extérieur, comme si c’était au salon ou à l’église. On a aussi fait des cérémonies dans les cimetières, avec grand chapiteau, des chaises, ainsi que des toilettes et des lavabos portatifs. On ne voyait jamais ça avant. Ç’a créé de beaux événements. »

Plusieurs familles ont aussi opté pour une diffusion de la cérémonie sur Internet, permettant ainsi aux proches qui ne pouvaient pas être présents d’y assister. 

« Avant la pandémie, on l’offrait aux familles, mais les gens n’avaient pas d’intérêt parce que les gens voulaient se déplacer.  

Ce qui est permis

À ce jour, il est permis d’accueillir un maximum de 50 visiteurs à la fois, en rotation, en salon ou à l’église.  

« Quand arrive le temps de la cérémonie, la capacité intérieure est d’un maximum de 250 personnes, avec distanciation de 1 mètre et le port du masque, qui peut cependant être retiré une fois assis, précise M. Finnegan. Il est aussi possible de se réunir en salon funéraire pour manger. Ce sont alors les mêmes règles qui s’appliquent pour le secteur de la restauration, mais il n’y a pas d’obligation de présenter un passeport vaccinal. »

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