Accident mortel à Sherrington: deux ans de prison pour délit de fuite

Accident mortel à Sherrington: deux ans de prison pour délit de fuite

L'accident a coûté la vie à la soeur de l'accusé.

Crédit photo : Coup d'œil - Archives

ACTUALITÉ – Un individu de la région de 33 ans a été condamné à une peine de deux ans de prison après avoir reconnu sa culpabilité à une accusation de délit de fuite. Sa soeur qui était passagère de l’auto qu’il conduisait avait trouvé la mort dans l’accident.

La Couronne a déclaré ne pas avoir de preuve à offrir concernant l’accusation de conduite avec les facultés affaiblies. L’accusé purgera sa peine dans un établissement provincial et il sera soumis à une probation de trois ans par la suite. Le juge lui interdit de conduire pour quatre ans.

Avant que le juge ne prononce la peine, les avocats ont présenté un exposé conjoint des faits pour résumer les événements survenus le 10 mars 2017.

Accident

L’accusé et sa soeur s’étaient rendus dans un bar. Au retour, peu avant 2 h, l’accusé a pris le volant, car sa soeur était trop intoxiquée pour conduire.

À l’approche d’une courbe, sur la route 219, à Sherrington, dans un secteur rural non éclairé, l’accusé a perdu le contrôle de la voiture qui a entrepris une rotation pour se retrouver dans l’accotement et frapper de plein fouet un poteau d’Hydro-Québec.

L’auto a poursuivi sa trajectoire et a effectué au moins un tonneau avant de s’immobiliser sur le toit dans un fossé, à environ 40 mètres du lieu d’impact. Au moment de l’impact, la victime a été éjectée.

En reprenant connaissance, l’accusé a eu du mal à s’extirper du véhicule et aurait paniqué en ne voyant pas sa soeur. Il a quitté les lieux de l’accident.

Culpabilité

L’individu reconnaît être responsable de l’accident et qu’il n’est pas demeuré sur place. Il admet ne pas avoir donné son nom à un passant qui a appelé le 911.

L’accusé est revenu sur les lieux environ quatre heures plus tard lorsqu’il aurait réalisé l’erreur importante commise. Au moment où les policiers ont procédé à son arrestation, il marchait en direction de la scène de l’accident. Il était blessé au visage et à la main.

Toujours selon l’exposé présenté au juge, l’accusé exprime des remords sincères de ne pas être demeuré sur les lieux de l’accident. Sa présence n’aurait toutefois rien changé au décès de sa soeur qui semble être morte sur le coup.

L’accusé dit toutefois qu’il s’en voudra pour le reste de ses jours. Ses parents affligés par la mort de leur fille ont toujours supporté leur fils au cours des procédures judiciaires.

Bien qu’il ait un antécédent judiciaire pour avoir conduit avec les facultés affaiblies datant de 2009, il n’est pas considéré comme criminalisé et il mène une vie rangée. Il avait un travail avant son incarcération.

Dans le cadre du règlement global du dossier, Me Martin Bourgeois, procureur de la poursuite, a indiqué au juge que des discussions ont eu lieu avec les enquêteurs. Tout comme plusieurs séances de pourparlers ont été tenues avec la défense.

Répondant au juge à ce sujet, l’accusé s’est dit conscient des discussions et informé des différents éléments de preuve. Il a renoncé ainsi à un procès et par le fait même à la possibilité d’avoir pu être acquitté. Il a admis être le conducteur de l’auto.

Le juge a évalué que la recommandation de peine était raisonnable en regard de tous les faits du dossier.

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