Abolition des Conférences régionales des élus

Abolition des Conférences régionales des élus
Yves Daoust craint que les MRC ne deviennent des percepteurs d’impôt en lieu et place du gouvernement.

Économie – L’abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) au profit d’une table régionale des MRC représente un retour de dix ans en arrière, estime le président de la CRÉ Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, Yves Daoust.

«Si on remonte au début des années 2000, on avait le Conseil régional de développement de la Montérégie, un organisme totalement inefficace avec une structure très lourde et qui bénéficiait d’un budget total de 1,2 M$ pour toute la Montérégie», rappelle M. Daoust.

La MRC des Jardins-de-Napierville fait partie de la CRÉ élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Selon M. Daoust, la création des CRÉ en 2004 venait répondre aux attentes des régions, alors qu’un budget de plus de 7 M$ était consacré aux trois Conférences de la Montérégie afin de mieux planifier le développement de chacun d’eux selon ses besoins.

M. Daoust n’est pas tendre à l’égard du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, dont la façon d’agir dans ce dossier est «hypocrite», selon lui. «M. Moreau affirme détester les CRÉ, mais il n’a jamais daigné accepter de nous rencontrer, dit-il. C’est insultant, surtout venant d’un ministre provenant de notre région.»

Mauvais timing

M. Daoust craint sérieusement une diminution des sommes accordées par Québec pour soutenir le développement régional. Ce qui arrive à un bien mauvais moment pour la région, croit-il, alors que l’autoroute 30 procure une panoplie d’opportunités de développement.

Enfin, il perçoit le transfert de ces pouvoirs vers les MRC comme une manière détournée d’aller chercher des taxes auprès des contribuables. «On risque de devenir de nouveaux percepteurs d’impôt, tout ça pour alléger les finances du gouvernement», craint-il.

 

 

 

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires