Comtés d’Iberville et de Saint-Jean: les candidats solidaires plaident pour un nouveau modèle agricole

Par Louise Bédard
Comtés d’Iberville et de Saint-Jean: les candidats solidaires plaident pour un nouveau modèle agricole
Philippe Jetten-Vigeant, candidat dans Iberville. (Photo : : Le Canada Français - Laurianne Gervais Courchesne)

Politique. Les candidats de Québec solidaire dans les circonscriptions de Saint-Jean et Iberville, Pierre-Luc Lavertu et Philippe Jetten-Vigeant, plaident pour un nouveau modèle agricole afin de mieux contrôler la facture d’épicerie et réduire l’ingérence de sociétés étrangères.

« Le coût du panier d’épicerie a augmenté de 10 % en 2022 selon la plus récente publication de Statistique Canada. Le pire de la hausse reste à venir, car les changements climatiques risquent de ne plus garantir de bonnes années pour compenser les mauvaises », craint M. Lavertu qui indique être agriculteur. 

Pour lutter contre ce phénomène, les deux candidats font valoir la nécessité d’établir un nouveau mode de financement des municipalités pour réduire la pression sur l’étalement urbain. 

Fiducies 

Ils défendent aussi l’idée de mettre en place des fiducies foncières agricoles pour les terres publiques inutilisées afin de les louer aux agriculteurs qui se lancent dans le domaine. M. Lavertu ajoute qu’il faut dépoussiérer les politiques actuelles de protection du territoire agricole pour faciliter l’établissement de fermes en démarrage tout en colmatant les brèches dans les politiques.

M. Jetten-Vigeant, candidat dans Iberville et conseiller agricole, rappelle qu’il en coûtait 2500 $ pour un acre de terre en Montérégie en 1996 alors qu’aujourd’hui, le coût moyen est de 23 500 $.

« Une telle augmentation est due d’abord au mode de financement archaïque de nos municipalités, mais aussi parce que les fermes de plus de 1200 acres (500 hectares) sont les seules à pouvoir rentabiliser facilement l’achat de nouvelles terres », fait-il observer. 

M. Jetten-Vigeant estime qu’en plus de se répercuter sur la facture d’épicerie, cette situation favorise l’émergence de mégafermes avec l’ingérence de sociétés étrangères, comme ce fut le cas avec la mainmise d’une société d’investissement américaine sur le fleuron qu’est Vegpro, déplore-t-il. Le candidat solidaire demande enfin si c’est ce modèle d’agriculture que veut privilégier notre société.

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