Un cas de grippe aviaire détecté dans les Jardins-de-Napierville

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Par Marc-André Couillard
Un cas de grippe aviaire détecté dans les Jardins-de-Napierville
Le cas d'influenza aviaire H5N1 a été détecté près de Saint-Jacques-le-Mineur. (Photo : Pixabay)

Agriculture. Un cas positif de grippe aviaire a été détecté vers le 8 ou le 9 octobre, dans un élevage situé dans la MRC des Jardins-de-Napierville. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), appelle les citoyens à la prudence.

Dans un communiqué, le MAPAQ dit collaborer avec tous les intervenants impliqués dans le repérage des élevages à proximité des cas, afin d’appliquer les mesures de prévention, de surveillance et de contrôle pour limiter la propagation du virus.

Ce virus s’est répandu au printemps, mais nous avons connu une pause cet été, -précise-t-il. On se considère chanceux parce que ce cas est le premier au -Québec depuis le début de la migration d’automne.

Yohan -Dallaire-Boily, relationniste au -MAPAQ

« Cette année, il y a beaucoup de cas partout en Amérique du Nord, indique Yohan Dallaire-Boily, relationniste au MAPAQ. Au Québec, c’est le 13e cas depuis le 1er janvier 2022. C’est plus que les années passées. »

Origine

M. -Dallaire-Boilly confirme que ce cas détecté dans les Jardins-de-Napierville, à proximité de Saint-Jacques-le-Mineur, tire son origine d’oiseaux de migration qui ont transporté la maladie.

Lorsqu’un cas de grippe aviaire est détecté, l’ACIA procède généralement à l’abattage de l’élevage et désinfecte le site, pour éviter une propagation du virus. Ce processus peut prendre quelques semaines. « C’est aussi l’ACIA qui indemnise le producteur pour la perte de son élevage », ajoute M. Dallaire-Boily.

Prudence

Rien n’indique que le virus puisse être transmis aux humains par la consommation de volaille, de gibier ou d’œufs préparés et cuits correctement, précise le -MAPAQ.

La grippe aviaire représente un risque faible pour la population générale, rappelle le -Ministère dans son communiqué. Les rares cas où le virus se transmet à l’humain sont généralement associés à un contact étroit et prolongé en milieu fermé avec les oiseaux infectés.

« -Nous voulons surtout avertir la population de faire attention, dit M. -Dallaire-Boily. Même si une personne n’a que deux poules, si un animal est infecté, le virus pourrait se transporter vers de plus gros éleveurs. »

Biosécurité

Le -MAPA invite les propriétaires d’oiseaux d’élevage, mais aussi les propriétaires de poules urbaines, à redoubler de vigilance.

On recommande d’éviter les contacts directs entre les oiseaux d’élevage et les oiseaux sauvages.

Il faut limiter l’accès à la ferme aux personnes autorisées, désinfecter les véhicules moteurs avant leur entrée sur les lieux de l’élevage, éviter les liens entre les petits élevages d’oiseaux et les élevages commerciaux et éviter les rassemblements d’oiseaux.

Signes

Les propriétaires de volaille doivent surveiller les signes de la grippe aviaire chez leurs oiseaux.

On parle d’un manque d’énergie et d’appétit, une diminution de la production d’œufs, la ponte d’œufs à coquille molle ou sans coquille, une enflure de la tête, des paupières, de la crête, des caroncules et des jarrets, une toux, des éternuements, des signes nerveux, une diarrhée, un manque de coordination ou une mort subite.

Quoi faire ?

Au -Canada, la grippe aviaire est une maladie à déclaration obligatoire. En cas de signe de la maladie ou de mortalité inhabituelle, les propriétaires de volailles doivent consulter un vétérinaire.

Si cela est impossible, il faut communiquer avec la ligne téléphonique d’urgence de l’ACIA au 1 866 8064115 ou la -Centrale de signalement du -MAPAQ au 1 844 -ANIMAUX (2646289).

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