Antares obtient le premier prix à une prestigieuse compétition canine en France

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Par Marc-André Couillard
<i>Antares</i> obtient le premier prix à une prestigieuse compétition canine en France
Dominique Firetto avec Harlem, la chienne qui a été sauvée du conflit armé en Ukraine et Antares, qui a remporté les honneurs du Championnat de France du chien de race. (Photo : gracieuseté)

Antares, un Husky âgé de quatre ans, issu de l’élevage Trinacria appartenant à Dominique Firetto, a récemment remporté le tout premier prix au Championnat de France du chien de race 2022, une compétition à laquelle participaient 121 Huskies, provenant d’une quinzaine de pays. 

Il s’agit d’un concours de beauté, mais aussi de conformité à la race Husky. « Il ne suffit pas d’avoir seulement une belle tête ou une belle coiffure pour remporter ce type de compétition, précise M. Firetto. Les chiens sont jugés sur leur beauté, mais aussi sur leur musculature. Ils doivent avoir toutes les caractéristiques propres à la race pour faire le travail d’attelage. Les juges regardent les proportions du corps, la hauteur des pattes, la forme des doigts, le poil, la forme des yeux, le nombre de dents, etc. Chaque race de chien vient a son idéal et en tant qu’éleveur, notre travail est de s’en rapprocher le plus possible. »

Au mois d’octobre, Antares retournera en France pour faire de la course de chiens de traîneau dans les montagnes, dans l’espoir de remporter la compétition au concours complet, qui comprend la conformité et le travail d’attelage.

Mexique

En quelque 20 ans de carrière, quatre chiens provenant de l’élevage de M. Firetto ont déjà remporté le concours complet du Championnat de France. 

« Depuis le 1er janvier, je suis aussi le meilleur éleveur du Mexique, grâce à mon chien Pacha, souligne M. Firetto. J’ai été sollicité par des éleveurs mexicains qui voulaient relever la qualité de leur cheptel. Pacha devient donc un ambassadeur pour mon élevage. Le fait d’avoir plusieurs chiens qui performent à différents endroits démontre l’uniformité et la constance dans ma sélection. »

Élevage

L’élevage Trinacria de Dominique Firetto fait partie du club très sélect des meilleurs élevages de chiens Huskies au monde. Ce succès, M. Firetto l’obtient grâce à sa grande expérience. 

« J’ai 42 ans et j’ai eu ma première portée à l’âge de 16 ans, illustre-t-il. Je peux compter sur le recul de toutes ces années. »

Pour bonifier son cheptel, M. Firetto achète des chiens mâles de grande qualité d’autres éleveurs un peu partout dans le monde, jusqu’aux Philippines. 

« J’achète des chiens qui sont déjà champions ou encore des jeunes qui viennent de champions qui ont déjà fait leurs preuves, explique le résident de Saint-Jacques-le-Mineur. Dans chaque pays, il n’y a que deux ou trois top éleveurs et je les connais tous. C’est comme les maisons de haute couture. On connait leur travail et leur approche. » 

Si la reproduction avec un nouveau chien apporte des caractéristiques qui ne sont pas souhaitées, les chiens issus de ce croisement seront stérilisés puis vendus à des familles pour en faire de bons chiens de compagnie.

Chienne sauvée d’Ukraine

Toujours dans l’objectif d’améliorer son élevage, M. Firetto a acheté une chienne en Ukraine, à la fin de 2019. Il devait participer à une exposition au début de 2020 et aller la chercher, mais les frontières ont été fermées en raison de la pandémie de COVID-19. 

« Avec le début de la guerre avec la Russie, je n’avais plus d’espoir de la faire venir, dit-il. Des gens m’ont finalement contacté pour me dire qu’ils avaient trouvé une dame qui devait faire sortir des chiens du pays. Elle a mis trois jours à sortir d’Ukraine par la Pologne, avec sa camionnette. Elle l’a fait au risque de sa vie. Elle a ainsi sauvé une dizaine de chiens. »

M. Firetto a établi un point de chute, à Lyon, où vit sa mère, qui a récupéré la chienne, nommée Harlem. Après quoi, M. Firetto en a pris possession, lors de sa participation au Championnat de France, avec Antares

« J’ai sauvé cette chienne et je suis très content de l’avoir fait, conclut-il. La COVID et la guerre, ces éleveurs ukrainiens n’ont pas demandé ça. Elle est maintenant ici, en sécurité, et plus rien ne peut lui arriver. »

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