C’est toujours l’impasse au conseil de Lacolle

Par Louise Bedard
C’est toujours l’impasse au conseil de Lacolle

Le conseil municipal de Lacolle n’avait toujours pas réussi à atteindre le quorum lundi soir et n’a pu tenir de séance publique. Déjà, l’assemblée régulière du 10 septembre avait dû être suspendue et reportée après la perte du quorum en cours de délibérations. Une nouvelle séance est convoquée pour le lundi dans l’espoir qu’un nombre suffisant d’élus se présentent.

 

 

Lundi soir, une soixantaine de citoyens étaient présents au centre Léodore-Ryan où la séance avait été déplacée faute de places suffisantes à l’hôtel de ville. À 19 heures, seuls le maire Yves Duteau et le conseiller Guy Lamirande étaient présents. Le conseiller Martin Lebrun est arrivé à 19h12, mais le maire ne pouvait ouvrir l’assemblée faute de quorum.

Le conseiller Stéphane Rousseau, aspirant à mairie, était absent. Il avait cependant motivé son absence en indiquant qu’il était au travail.

Longue attente

Le directeur général de la municipalité, Jacques Mireault, n’avait reçu aucune nouvelle des conseillères Sylvie Royer et Nathalie Lemieux qui brillaient par leur absence. La semaine dernière, elles avaient indiqué au DG que l’une accompagnait l’autre à l’hôpital. Une justification qui a fait ricaner certains citoyens dans la salle lundi soir.

Durant une heure, les trois élus présents ont attendu pour obtenir le quorum et tenir l’assemblée. Ce ne fut pas le cas et le maire Duteau a déclaré à 20 heures que la séance ne pouvait avoir lieu.

La grande majorité des points à l’ordre du jour étaient les mêmes que la semaine précédente. Parmi les sujets inscrits, il y avait des autorisations de dépenses, l’adoption du règlement d’emprunt pour les travaux de réfection de la rue Richelieu, deux demandes de dérogations mineures à des règlements de zonage, l’embauche d’un employé temporaire à la voirie et la mise à pied d’un pompier. Tout comme n’est toujours pas prise la décision de mandater un représentant de la municipalité aux séances de médiation de la Commission des normes du travail concernant la suspension de deux pompiers, sujet de discorde dans le village.

Martin Lebrun

Même si le conseil n’était pas en mesure de siéger lundi soir, cela n’a pas empêché des citoyens d’interpeller les conseillers présents et le directeur général sur différents sujets.

De son côté, le conseiller Lebrun, qui hésite encore à briguer les suffrages à la mairie, y est allé de sa recommandation pour dénouer l’impasse. Précisant qu’il ne voulait pas s’attaquer personnellement au directeur général, il lui a demandé de remettre volontairement au maire la délégation de pouvoirs qui lui a été accordée. Il prétend que la chose se fait et que si le conseil ne peut tenir d’assemblée d’ici les élections, cela permettrait de régler certains dossiers en suspens. M. Mireault n’a pas réagi.

L’ancienne conseillère Huguette Hébert, qui a démissionné à l’été 2012 en raison du climat malsain au conseil, est intervenue de la salle. Interpellant le conseiller Lebrun, elle lui a dit que sa proposition ne tenait pas la route et ne s’appuyait pas sur la loi. «La démocratie, ça ne se fait pas spontanément», a-t-elle lancé tout en lui demandant de faire preuve d’un peu de respect.

Le conseiller Lebrun a repris la parole en questionnant Mme Hébert sur la maison des jeunes dont elle est vice-présidente. L’allure que prenait la soirée a fait fuir une bonne partie de l’auditoire. À 20 heures, les élus ont quitté à leur tour la salle.

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