Dans le cadre du Festival de la Saint-Valentin, à Saint-Valentin en Montérégie, 15 artistes et artisans vous attendent pour l’exposition « Au cœur du bois »

Photo de Jacques Larochelle
Par Jacques Larochelle
Dans le cadre du Festival de la Saint-Valentin, à Saint-Valentin en Montérégie, 15 artistes et artisans vous attendent pour l’exposition « Au cœur du bois »
Une partie des artistes et artisans qui vont présenter leurs œuvres au public dans le cadre du Festival de la Saint-Valentin à Saint-Valentin

La manifestation culturelle qui devrait faire date se prépare à accueillir le public les 9 et 10 février au domaine du peintre-sculpteur de renommée mondiale, Robert Lorrain, sur le chemin Petit-Rang à Saint-Valentin, dans le sud de la Montérégie. Rappelons que dans le cadre du Festival de la Saint-Valentin, le domaine Lorrain sera exceptionnellement ouvert aux visiteurs durant toute cette fin de semaine et qu’une quinzaine d’artistes sculpteurs et ébénistes y présenteront un aperçu de leurs œuvres en plus de répondre aux questions des visiteurs qui viendront les voir travailler le bois.

Un événement culturel régional majeur

« Au cœur du bois » se tiendra dans l’une des immenses granges du domaine Lorrain, une construction rustique tout à fait inspirante en elle-même et située… au cœur du bois, au milieu d’une ancienne érablière, en pleine forêt.

Rien ne sera épargné par les organisateurs, la municipalité et la cohorte de jeunes (et de vieux) bénévoles qui les assistent pour qu’Au cœur du bois soit un succès marquant dans l’histoire du Festival et un événement majeur de l’activité culturelle hivernale du Haut-Richelieu.

C’est par centaines que les visiteurs seront attendus. Des boissons chaudes et des pâtisseries maison seront servies en permanence. Des tables seront installées dans des lieux chauffés pour ceux qui souhaiteraient apporter leur lunch. Il y aura de la  musique folklorique. Robert Lorrain et les organisateurs souhaitent que ces rencontres soient à la fois festives et culturelles. Rappelons qu’une vingtaine de sculptures de bois de Robert Lorrain, des pièces magistrales, constitueront le clou de l’exposition.

Les amateurs du travail du bois en verront de tous les styles, en auront pour tous les goûts. Les visiteurs pourront voir à l’œuvre toute une palette d’artistes aux talents divers et remarquablement complémentaires. C’est un musée vivant qui va s’ouvrir pendant deux jours à Saint-Valentin, un véritable atelier du travail du bois dans toute sa diversité.

Ci-dessous, un bref aperçu du talent des quinze exposants dont la participation est d’ores et déjà confirmée.

Michel Chabot, de Saint-Blaise, produit au tour de magnifiques pièces comme des pots, bases de lampes, vases, figurines emboitées, etc. qu’il vend un peu partout aux États-Unis. Il travaille des bois rares et produit des pièces uniques d’un étonnant degré de perfection.

Sylvain Chabot, de Candiac, est un ébéniste créateur de boiseries de style, là encore unique, personnalisées, rehaussant la qualité de l’environnement de vie de ses clients.

Tommy Girard, de Rigaud, a suivi l’école d’ébénisterie de son père, Mario. Le jeune artisan a développé sous propre créneau et fabrique aujourd’hui des bars muraux auxquels il intègre des miroirs gravés à la main.

Daniel Granger, de Saint-Jean-sur-Richelieu, sculpteur et tourneur, est un autre passionné d’ébénisterie qui travaille le plus souvent sur commande. Il produit  des pièces originales, souvent des meubles, armoires, tables. Rien ne lui plait davantage que des commandes saugrenues, difficiles, comme celle de ce client qui souhaitait des sabots de cheval sculptés au pied de ses chaises.

Francine Hébert, de Noyan, est la seule femme sculpteur parmi les participants.  Le bois pour cette artiste est plus qu’une passion, c’est ce qui donne le sens à sa vie.

Carol Grégoire, de Hemmingford, est un artisan-luthier créateur d’instruments à cordes, violon, violoncelle et altos. Il est aussi musicien.

Susan Heller, de Saint-Bernard de Lacolle est une aquarelliste. Son rapport au bois, thème central de l’exposition peut sembler moins évident, mais Mme Heller trouve largement son inspiration dans les paysages et les vieilles demeures où la forêt et les balustrades de bois sont bien présentes.

Sébastien Langlois est un jeune ébéniste du Haut-Richelieu qui se présente lui-même comme un créateur de « meubles et d’objets d’art tordus » et que le Canada français décrit comme « tordu de talent ». Ce qu’il fait est à découvrir.

Donald McEwen est un ébéniste d’Hemmingford, familier du salon des Métiers d’arts de Montréal où il expose ses œuvres depuis une dizaine d’années.  Ce designer pour le théâtre et le cinéma est un spécialiste de la fabrication de chaises ergonomiques d’une rare élégance.

Émile Parmentier, de Lacolle, est un ébéniste formé en Europe, enseignant à l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie de Montréal. C’est un artisan polyvalent dans tous les aspects du travail du bois: fabrication de meubles, marqueterie, sculpture, affûtage, etc.

Gérard Pelletier, de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, est un ébéniste chevronné dont le travail saura plaire aux amateurs de beaux objets de bois et aux enfants.  Cet artisan se spécialise dans la création de jouets ou la reproduction de jouets anciens, camions, locomotives, etc. C’est lui qui a construit l’affût du canon exposé en face de l’hôtel de ville de Lacolle.

Léo Perreault, de Saint-Jean-sur-Richelieu, sculpte depuis 39 ans. Il a enseigné son art à des générations d’autres sculpteurs. C’est une grande figure de la sculpture locale, presque aussi secret que l’est Robert Lorrain. Un autre de ces artistes exceptionnels, authentiques, totalement dédiés à leur œuvre dont la présence enrichit notre région.

Hannelore Plonka, de Napierville, travaille dans le domaine de la vannerie. Sa connaissance des plantes  locales pouvant être utilisées dans son créneau de création (saules, viornes, osier rouge, etc.) est encyclopédique. Depuis quinze ans, elle crée ses œuvres avec des matériaux des alentours.

François Raymond, de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, est un artiste spécialisé dans la création de « mandalas ». Il s’agit « d’hologrammes cosmiques », des œuvres d’art d’une grande complexité, réalisées en deux ou trois dimensions, peintes sur des murales de bois ou des ronds de table circulaires. Un travail très spectaculaire d’une minutie prodigieuse.

Fernand Aubry, de Saint-Blaise, touche un peu à tout comme sculpteur sur bois. Il fait des maquettes, des personnages, des animaux. C’est un autodidacte qui a commencé quand il était tout petit.

À cette impressionnante panoplie de talents divers, il convient d’associer ceux de l’efficace et souriante équipe de bénévoles enthousiastes qui ont pris en main  l’organisation de cette manifestation. L’entrée à l’exposition sera gratuite.

Donc, les 9 et 10 février seront une fin de semaine à marquer sur vos agendas.  Il semble bien que quelque chose d’assez exceptionnel s’annonce à Saint-Valentin autour de l’emblématique présence du sculpteur d’exception qu’est Robert Lorrain.

Source: Astrid Ammerlaan

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