Enseignants du Centre de services scolaire des Hautes-Rivières: manifestation contre la fin des absences rémunérées en cas de COVID

Par Louise Bédard
Enseignants du Centre de services scolaire des Hautes-Rivières: manifestation contre la fin des absences rémunérées en cas de COVID
Des enseignants ont manifesté, le 27 septembre, devant les bureaux du Centre de services scolaire des Hautes-Rivières, alors que se réunissait le conseil d'administration. (Photo : : Le Canada Français - Jessyca Viens-Gaboriau )

Éducation. Plus de 200 enseignants ont manifesté le 27 septembre, en soirée, contre 
la fin des absences rémunérées lors d’un isolement prescrit par la Santé publique en cas de COVID et l’application d’une nouvelle méthode pour effectuer la coupure de traitement lorsqu’un enseignant s’absente du travail. 

Organisée par le Syndicat de l’enseignement du Haut-Richelieu, la manifestation s’est tenue devant le siège du Centre des services scolaire des Hautes-Rivières (CSSDHR) avant la séance du conseil d’administration.

Le syndicat estime que si un enseignant doit se retirer du travail pour suivre la directive de la Santé publique, il n’a pas à en assumer le coût en pigeant dans sa banque de congés pour maladie. Éric Plourde, président du SEHR, considère que la convention collective est claire à ce sujet. 

Financement

Il mentionne toutefois que le gouvernement n’accorde plus de financement spécifique aux centres de services scolaires pour les absences en raison de la COVID. Il déplore cependant que le Centre de services scolaire des Hautes-Rivières suive la directive de la Fédération des centres de services scolaires qui vient dégrader les avantages sociaux des enseignants.

Prenant la parole devant le conseil d’administration, M. Plourde a dénoncé la situation vécue depuis le début de l’année scolaire. Il a fait valoir que durant toute la pandémie, les enseignants n’ont pas ménagé leurs efforts pour assurer un enseignement de qualité aux élèves malgré les circonstances. 

Les enseignants vivent maintenant de la déception et de la colère devant l’interprétation de la directive que fait le Centre des services scolaire, d’autant plus qu’il n’y a rien qui a été modifié dans leur convention collective, a-t-il dit.

Le syndicat conteste aussi l’application d’une nouvelle méthode pour effectuer la coupure de traitement lorsqu’un enseignant s’absente du travail même s’il n’a aucun cours à donner à son horaire. 

Les représentants syndicaux ont récemment rencontré la directrice générale du CSSDHR, Marie-Claude Huberdeau. Le président du syndicat a dit espérer qu’une solution sera trouvée. Mme Huberdeau n’a pas fait de commentaire lors de la séance publique.

 

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