Évelyne Gosselin, bénévole dédiée à sa communauté

Évelyne Gosselin, bénévole dédiée à sa communauté
C'est avec tout le décorum d'une cérémonie officielle qu'Évelyne Gosselin s'est présentée devant l'Honorable Pierre Duchesne.

Reconnaissance – Évelyne Gosselin a reçu la Médaille du lieutenant-gouverneur du Québec pour les aînés des mains de l’Honorable Pierre Duchesne, le 9 mai, à Châteauguay. Cet honneur vient couronner toute la vie de bénévolat et de dévouement de Mme Gosselin envers sa communauté.

La résidente de Saint-Michel, âgée de 86 ans, accepte cette distinction avec humilité. «Je voulais la refuser, confie-t-elle. Je me dis qu’il y des gens qui travaillent encore plus fort que moi et que je ne méritais pas cette médaille plus qu’un autre. Ça me fait plaisir, mais ça peut faire de la peine à ceux qui n’en ont pas.»

C’est le Service d’action bénévole (SAB) Au cœur du jardin, où elle travaille bénévolement depuis près de dix ans, qui a soumis sa candidature. Mme Gosselin fait d’ailleurs partie de son conseil d’administration. «Elle cuisine des repas maison qui sont livrés partout dans la MRC pour favoriser le maintien à domicile des aînés», explique Sylvain Roy, directeur du SAB.

Mme Gosselin est aussi bénévole à la bibliothèque de Saint-Michel et fait partie de la Table des aînés de la MRC des Jardins-de-Napierville, où elle s’occupe du dossier de la maltraitance.

Il arrive même que Mme Gosselin, qui possède sa propre voiture, transporte des gens à l’hôpital. «Je leur demande seulement de payer le stationnement», dit-elle.

On sollicite aussi sa présence et son écoute lorsque ses proches vivent des moments difficiles. «Quand les gens ont le moral à terre, ils m’appellent. Je les écoute et apparemment, ça leur fait du bien», raconte Mme Gosselin.

Implication

Ce n’est pas d’hier que Mme Gosselin s’implique bénévolement de toutes sortes de manières. Vers l’âge de 12 ans, elle assistait sa mère qui venait aux gens du voisinage. «Les gens venaient chercher ma mère pour des accouchements ou quand ils étaient malades. On n’appelait pas ça du bénévolat. Les gens s’entraidaient», raconte-t-elle.

Ces expériences ont probablement contribué à son choix de carrière puisque plus tard, Mme Gosselin a décidé de devenir infirmière.

Mme Gosselin a eu huit enfants, dont une fillette qui est décédée à l’âge de huit ans. Plus tard, son mari et elle ont décidé d’adopter un garçon de neuf ans. «Aujourd’hui, il a 52 ans et c’est mon fils au même titre que les autres», dit-elle.

Ses enfants ont grandi et elle a accueilli un bon nombre de leurs amis qui vivaient des moments difficiles. «Je les ai tous réchappés, mes poussins!», dit-elle fièrement.

À la fin des années 1970, elle s’est aussi impliquée bénévolement dans l’implantation du CLSC Jardin-du-Québec, à Saint-Rémi, où elle a habité pendant 40 ans.

On récolte ce que l’on sème

Mme Gosselin est passée au travers de moments très difficiles au cours de sa vie. Malgré tout, elle s’est toujours dédiée aux gens de son entourage. «Si tu fais du bien, assure-t-elle, tu ne manqueras jamais de rien dans la vie. Ça nous revient toujours.»

«J’ai une bonne santé. J’ai eu de la chance dans ma vie. Moi et mon mari avons travaillé fort, mais j’ai été choyée. Pourquoi ceux qui ne le sont pas n’auraient pas quelqu’un dans leur entourage pour leur tendre la main?», se demande Mme Gosselin.

Avenir

Selon Mme Gosselin, l’avenir est sombre pour les générations à venir. «Si on me donnait une baguette magique pour retourner 50 ans en arrière et vivre comme on vit aujourd’hui, je dirais de laisser faire», confie-t-elle.

Elle constate que les gens sont de plus en plus inquiets et qu’ils s’appauvrissent. «Si tout le monde partageait un peu et faisait un pas pour quelqu’un qui en a besoin, il n’y aurait pas de violence et il n’y aurait pas de gens dans la rue qui brandissent une pancarte», croit-elle.

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