Fusion : un enjeu électoral pour le conseiller Pomerleau

À quelques mois des élections, le conseiller municipal de Napierville, Guy Pomerleau, veut faire de la fusion entre Napierville et Saint-Cyprien le principal enjeu de la campagne. Un comité spécial, dont fait partie l’élu, présentera une équipe dans chaque municipalité pour défendre ce projet, en vue du 3 novembre prochain.

«Le comité fusion Napierville-Saint-Cyprien va se réunir à la fin du mois d’août et nous allons mettre en place deux équipes qui vont se présenter ensemble, raconte M. Pomerleau, qui croit que les deux municipalités pourraient tirer profit d’une fusion.  Pour Saint-Cyprien, une fusion ne représenterait que des gains. Ils n’ont rien, seulement qu’un hôtel de ville et une patinoire où personne ne va.» 

Un avantage économique

Selon le conseiller, une fusion permettrait aux deux municipalités de se développer puisqu’elles cesseraient d’être en compétition.  «Le vrai gain d’une fusion, c’est au niveau du développement économique et de l’urbanisme, soutient-il.  Il faut arrêter d’être en compétition à savoir qui va attirer des entreprises dans son parc industriel.  Notre compétition c’est avec les parcs industriels de Saint-Philippe et de Saint-Rémi.  On va développer le commercial à Saint-Cyprien et le résidentiel à Napierville.»

Le mariage des deux municipalités permettrait d’économiser au moins  400 000 $, selon M. Pomerleau. «Avec deux administrations, tout est fait en double. Il y a deux directrices générales et deux hôtels de ville. Juste pour faire vérifier le budget, ça coûte 25 000 $ à chacune des municipalités.  On estime qu’on pourrait réduire les dépenses administratives d’au moins 33 %.» 

Une élection avant une fusion

Le maire de Saint-Cyprien de Napierville, André Tremblay, ne partage pas l’opinion de Guy Pomerleau quant aux avantages économiques dont Saint-Cyprien pourrait bénéficier s’il y avait fusion entre les deux municipalités. «Moi, je n’approuverai pas une fusion, ça ne m’intéresse pas. Vendez-moi l’idée !  Mais juste à regarder les chiffres, je sais que ça va me coûter plus cher !» 

De plus, le maire ne croit pas être en mesure de faire des économies en abolissant l’un des deux conseils municipaux. «Les salaires des élus sont au prorata de la population.  On ne sauvera pas sur les salaires si on fusionne, mon personnel roule déjà au minimum.  La valeur de nos maisons est plus élevée et donc, nous percevons plus de taxes qu’à Napierville.»

Il croit que les citoyens des deux municipalités ne partagent pas la même mentalité, ce qui rend improbable une fusion.  «C’est seulement une poignée de gens qui veulent passer à l’histoire à Napierville», affirme-t-il.          

«Ce n’est pas une fusion que ça prend, c’est une élection. S’il y en a qui veulent se présenter pour faire la fusion, qu’ils le fassent. Si c’est ce que les gens veulent, ils voteront pour les gens qui proposent ça !», conclut M. Tremblay.

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