Il rêve de travailler dans un salon funéraire depuis qu’il a cinq ans!

Il rêve de travailler dans un salon funéraire depuis qu’il a cinq ans!
Steve Finnegan a acquis l'entreprise de Gilles Serre il y a quelques années à peine

Thanatologie – Curieux et fasciné par ces étranges véhicules que sont les corbillards, Steve Finnegan sait ce qu’il veut faire comme métier depuis qu’il est tout jeune: travailler dans un salon funéraire. Aujourd’hui âgé de 32 ans et propriétaire de la maison Serre et Finnegan, il est aux premières loges pour observer cette industrie de la mort en pleine mutation.

Steve Finnegan a rencontré Gilles Serre à l’âge de 12 ans. Celui qui allait devenir son mentor lui a offert son premier emploi. «Je suis allé le rencontrer pour le questionner, raconte M. Finnegan. Il m’a fait visiter son salon et m’a finalement embauché, d’abord pour tondre le gazon.»

Au fil du temps, il gravit les échelons jusqu’à devenir le directeur général de cette entreprise qui existe depuis 1938 et qui compte aujourd’hui quatre succursales (Lacolle, Hemmingford, Saint-Édouard et Saint-Michel).

Plus tard, M. Serre l’invite à aller travailler dans un grand salon funéraire de Montréal, pour acquérir de l’expérience. Aujourd’hui, plus aucune demande des familles ne le surprend. Il a tout vu, jusqu’à exposer quelqu’un debout.

Décès

L’industrie de la mort est en pleine mutation au Québec. On dénombre environ 60 000 décès par année dans la province, mais on pourrait atteindre le cap des 100 000 en 2043, selon l’Institut de la statistique du Québec. «Dans les années 1970, on comptait environ 35 000 décès par année au Québec, explique M. Finnegan. On commence à voir une augmentation du nombre de décès dans la région, avec les baby-boomers qui vieillissent.»

Les rituels associés à la mort changent à mesure que l’influence de la religion diminue dans la société. Les salons funéraires doivent constamment s’adapter pour répondre aux besoins de leurs clients. «Les gens ont de plus en plus leurs propres croyances, observe M. Finnegan. Les conceptions de la mort ne sont plus modelées par la religion.»

Les cérémonies se déroulent souvent à même les salons funéraires, plutôt qu’à l’église. «Avant, les gens étaient exposés pendant trois jours, poursuit-il. Aujourd’hui c’est une demi-journée. Les gens ne veulent pas avoir mal et mettent parfois les rituels de côté. Ils veulent faire ça vite.»

Incinération

La crémation ou l’incinération est de plus en plus populaire. Selon M. Finnegan, environ 60% des gens se font incinérer, comparativement à 10%, dans les années 1980. M. Finnegan croit qu’il est important d’aborder cette question avec nos proches.

«Parfois, j’entends les gens dire qu’ils veulent être incinérés, mais ils n’ont jamais demandé à ceux qui restent, ce qu’ils en pensent. Ce n’est pas banal. Il faut en discuter.»

Selon la Fédération des coopératives funéraires du Québec, le marché est composé de 300 entreprises funéraires, dont 60% sont des entreprises familiales. Le problème de la relève se pose dans ce milieu, un peu comme dans le monde agricole.

M. Finnegan considère qu’il s’agit d’un emploi d’avenir. «C’est un beau métier. Il y aura toujours des décès, mais ça prend une bonne gestion pour réussir et il faut s’attendre à faire différentes tâches, comme le ménage ou la peinture. C’est encore moi qui tonds le gazon!»

 

Crémation 101

La crémation fait son apparition au Canada dans les années 1800 et est reconnue par l’Église catholique depuis 1963.  On retrouve 90 fours crématoires au Québec, dont deux en Montérégie, à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Chambly. Les familles qui le désirent ont le droit d’assister à la crémation du défunt.

Le four crématoire ne peut accueillir qu’un cercueil à la fois. Le défunt est incinéré avec le cercueil, dont on a d’abord retiré les pièces métalliques. La crémation prend environ deux heures à une température variant entre 800 et 900 degrés Celsius.

À la fin du processus, il ne reste que les os du défunt qui sont friables comme une coquille d’œuf. Une fois refroidis, les morceaux d’os sont réduits en fragments à l’aide d’un broyeur et déposés dans une urne funéraire. Le poids total des os se situe entre six et huit livres, ce qui représente un volume d’environ un litre.

Carte interactive des cimetières du Québec

TC Media a réalisé une carte interactive inédite sur laquelle on retrouve les 1800 cimetières répertoriés dans le Guide des cimetières du Québec et où l’on dresse un inventaire des lieux de sépulture des personnalités connues. Ainsi, sur la carte interactive, vous retrouverez plus de 170 personnalités qui ont marqué l’histoire du Québec au niveau politique, culturel, sportif ou économique.

Saviez-vous que deux politiciens et un patriote sont enterrés dans différents cimetières de la région? L’ancien Premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, décédé en 2000, est inhumé au cimetière de Saint-Rémi. Denis Lazure, ancien député provincial, décédé en 2008, est né et a été enterré à Napierville. Enfin, le Patriote Amable Cyr, qui a pris part au Camp de Napierville, lors de la Rébellion de 1837-1838, est enterré au cimetière patrimonial Douglass, qui est protégé en vertu de la Loi sur les biens culturels et situé à Saint-Cyprien-de-Napierville.

Pour consulter la carte interactive, rendez-vous au: http://www.coupdoeil.info/PageVolante/6649/Cimetieres-du-Quebec-et-vedettes

 

À lire aussi: Que faire des cendres?, Les rites funéraires influencés par les baby-boomers et Sur la route des cimetières au Québec.

 

 

 

 

 

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