Incendie à la Marina Fortin: plus de 15 M$ de dommages

Photo de Marc-André Couillard
Par Marc-André Couillard
Incendie à la Marina Fortin: plus de 15 M$ de dommages
Les flammes ont tout rasé.  (Photo : Photo tirée de Facebook)

ACTUALITÉ – Un violent incendie a complètement détruit le bâtiment abritant la salle d’exposition de la Marina Fortin, à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, le 18 janvier. Le feu aurait causé entre 15 M$ et 20 M$ de dommages, estime le propriétaire, Pierre Fortin. 

Un énorme panache de fumée noire était visible à des kilomètres à la ronde. Pas moins de 70 pompiers ont tenté de maîtriser le brasier.

Des pompiers des municipalités avoisinantes ont été appelés en renfort, dont Napierville, Saint-Bernard-de-Lacolle, Lacolle, Sherrington, Saint-Jacques-le-Mineur, de même que des services incendie du côté des États-Unis, comme Rouses Point et Champlain, entre autres.

On ne connait pas encore la cause de l’incendie, mais le bâtiment et la soixantaine de bateaux qu’il abritait sont une perte totale.

Certains de ces bateaux étaient neufs, d’autres étaient usagés, tandis que certains autres appartenaient à des clients qui les entreposaient à cet endroit pour l’hiver. Certaines de ces embarcations pouvaient valoir jusqu’à 1,5 M$, estime Claude Leroux, le maire de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, qui est aussi représentant commercial à la Marina Fortin.

On aperçoit la salle d’exposition, telle qu’elle était avant d’être détruite par le feu.

Difficultés

Heureusement, l’incendie n’a pas fait de blessés. Les employés avaient quitté les lieux avant que le feu ne se déclare.

«On venait juste de quitter, explique M. Leroux. Il y en a qui étaient là jusqu’à 11 h 30.»

Le défi était de taille pour les pompiers, notamment en raison de la grandeur du bâtiment, dont la superficie était de 30 000 pieds carrés et de son contenu. Ils devaient aussi protéger un réservoir de propane qui se trouvait à proximité.

«L’alerte a été donnée à 11 h 54. Je suis arrivé sur les lieux à 12 h 01 et c’était déjà l’embrasement généralisé», explique le directeur du service des incendies de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, Gilles Bastien. C’était un bâtiment de 100 pieds par 300 pieds. Le potentiel calorifique était énorme. La chaleur que la fibre de verre qui brûle dégage fait que le feu se répand rapidement, en plus des réservoirs à essence. On avait 3000 gallons d’eau à la minute, mais on ne venait pas à bout de le refroidir.»

Froid

Avec un mercure qui se situait sous les 20 degrés Celsius, la tâche était d’autant plus ardue pour les sapeurs, qui devaient se relayer régulièrement. Ce froid mordant compliquait aussi l’accès à l’eau de la rivière pour les pompiers. «On n’a pas de réseau d’aqueduc, rappelle M. Bastien. Il faut aller chercher l’eau dans la rivière, mais il y avait 24 pouces de glace. Il a fallu percer des trous à la scie mécanique. Ç’a ralenti le déploiement.»

Le service des incendies a fait un travail remarquable. Ils étaient là en cinq minutes, mais il était déjà trop tard.

-Claude Leroux, maire de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix

Les pompiers ont mis pas moins de 12 heures pour éteindre le feu. «On est revenus chez nous à minuit, lance M. Bastien. C’est un des gros feux qu’on a eus. En 2010, la Marina Gagnon avait brûlé comme ça. C’était le même genre d’entrepôt.»

Par chance, le vent soufflait du bon côté, ce qui a permis d’éviter de devoir évacuer les résidents du secteur. «On est bénis des dieux, affirme M. Bastien. Le vent soufflait dans la bonne direction. Si on avait eu un vent d’ouest, il aurait fallu évacuer la 59e Avenue, mais là, la fumée s’en allait vers les champs, donc on n’a pas eu à gérer une évacuation.»

Suite des choses

Environ 25 personnes sont à l’emploi de la Marina Fortin, la plus grosse marina de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, soutient M. Leroux.

«Il y a un paquet de décisions qui vont devoir se prendre dans les prochains jours par les hommes d’affaires, mais en tant que maire, j’espère que ça va se reconstruire au plus vite.»

Entretemps, les activités de l’entreprise se poursuivent. «On a déjà communiqué avec tous les clients touchés pour qu’ils contactent leur assurance, explique M. Leroux. Tout ce qui est le bureau, le magasin et le garage, tout ça est fonctionnel, précise M. Leroux. Moi, je travaille de la maison eu lieu de la marina. Si quelqu’un veut un bateau neuf, on peut en vendre sans problème. Si quelqu’un veut un bateau usagé par contre, il m’en reste un.»

«Le plus important, c’est que personne n’a été blessé», rappelle M. Leroux.

L’imposant panache de fumée qui se dégageait du brasier était perceptible à des kilomètres à la ronde.
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