Le printemps annonce le réveil des animaux au Parc Safari

 Le Coup d’œil s’est rendu sur le terrain afin d’accompagner une équipe du secteur de la zoologie du Parc Safari, au moment où on commence à réintégrer les animaux dans leur environnement extérieur.  On nous a aussi présenté un nouveau venu, Noah, un jeune dromadaire, qui est né cet hiver.

Dès notre arrivée, nous sommes attendus par une camionnette qui nous escorte jusqu’à l’équipe qui va nous accompagner pour une partie de la journée.  Nous grimpons dans un «pick-up» où je rencontre 4 passionnés d’animaux, qui les connaissent tous par leur petit nom et qui prennent des nouvelles d’eux comme on le fait avec des amis que nous n’avons pas vus depuis longtemps.  Parmi eux se trouve Francis Lavigne, qui est adjoint à la direction de la zoologie du Parc Safari et qui sera notre guide pour les prochaines heures. 

Nous tirons une énorme remorque dans laquelle se trouvent 3 onagres, un animal qui est de la même famille que l’âne domestique, qui attendent de réintégrer le Safari Aventure, cet immense parc où les animaux sont regroupés selon leur contient d’origine et à travers lequel on circule en voiture pour les observer.  Comme à l’état sauvage on retrouve l’onagre en Iran et au Turkménistan, nous nous dirigeons donc vers le secteur de l’Eurasie.  Après avoir franchi plusieurs barrières, nous nous arrêtons et un des membres de l’équipe sort du véhicule, se dirige vers l’arrière de la remorque et ouvre la porte pour voir littéralement jaillir les 3 onagres, qui se lancent à l’assaut des grands espaces, comme s’ils attendaient ce moment depuis l’automne dernier.  Pendant quelques minutes, l’équipe observe le comportement de ces ânes asiatiques, pour être bien certaine que tout se passe bien.  On rembarque dans la camionnette avec comme objectif cette fois d’aller chercher les buffles d’eau, dont certains des individus pèsent entre 1400 et 1900 livres! 

Au passage, nous croisons les chevaux de Przéwalski, ces chevaux miniatures qui vivent en Mongolie.  M. Lavigne m’explique que le Parc Safari participe à un programme et il recueille les individus de cette espèce, provenant d’autres institutions zoologiques, lorsqu’ils sont plus âgés et qu’ils peuvent plus servir à la reproduction.  Il faut savoir que cette espèce a été déclarée éteinte dans la nature en 1996, mais les efforts de réintroduction de l’espèce ont porté fruit et la population sauvage est maintenant estimée à 300 individus.  «On travaille beaucoup en collaboration avec d’autres zoos du Canada et des États-Unis.   Lorsque nos troupeaux grossissent, on peut échanger des individus avec d’autres institutions», précise M. Lavigne.

Sur le chemin du retour, nous pouvons aussi observer un troupeau de cerfs du Père David, qui sont originaires de la Chine et qui n’existent plus à l’état sauvage depuis 2008. Au loin, nous apercevons des girafes et un éléphant, qui prennent un bain de soleil.

Une après l’autre, les différentes espèces seront réintégrées dans leur environnement extérieur respectif.  Ce travail s’échelonnera sur près de trois semaines, jusqu’à l’ouverture officielle du parc, le 17 mai prochain.  «Pendant l’hiver, tous les animaux restent sur le site du Parc Safari, explique M. Lavigne.  Certaines espèces peuvent rester à l’extérieur et pour les autres, nous les gardons à l’intérieur, bien au chaud.  Lorsque le printemps arrive, on sort d’abord les espèces les plus résistantes et graduellement on réintègre toutes les autres.  L’éléphant, par exemple, peut rester à l’extérieur à des températures allant jusqu’à -5 ou -10 degrés Celsius.  Cependant, il est important d’assurer un suivi constant pour ne pas qu’il prenne froid.  Il suffit de lui toucher les oreilles pour savoir quand il est temps de le rentrer à l’intérieur.  De la même manière, les espèces qui ont tendance à être plus nerveuses seront réintégrées prioritairement.  Une fois qu’elles seront acclimatées à leur nouvel environnement et qu’elles auront bien délimité leur territoire, nous pourrons intégrer les autres espèces avec qui elles vont cohabiter», explique M. Lavigne.

L’hiver, un défi pour l’équipe de la zoologie

Bien que le parc soit fermé au public l’hiver, il y a quand même beaucoup de travail à faire pour l’équipe de la zoologie.  L’hiver, certaines espèces provenant d’Afrique notamment, ne peuvent pas rester à l’extérieur.  L’équipe de la zoologie doit donc porter une attention particulière aux animaux qui sont un peu trop sédentaires et qui pourraient avoir tendance à prendre du poids.  Si on ne prend pas bien soin de ces paramètres, cela pourrait avoir un impact négatif sur leur capacité à se reproduire.  M. Lavigne nous explique qu’on profite aussi de l’hiver pour identifier les animaux, les petits nouveaux qu’on doit aussi peser régulièrement afin de s’assurer qu’ils gardent la forme, même s’ils ne peuvent pas sortir.  À cet effet, M. Lavigne en a profité pour nous présenter un nouveau pensionnaire, Noah, un jeune dromadaire âgé de seulement deux mois et demi, qui est né l’hiver dernier.  Les gens pourront faire sa connaissance dans quelques semaines.  Il est jeune et curieux et il n’hésite pas venir à notre rencontre. 

L’hiver, ce sont 9 employés qui travaillent en zoologie chaque jour, pour un total de 14 employés.  En saison haute, ce sont près de 45 employés qui travaillent pour le département de zoologie, afin de s’occuper de la trentaine d’espèces que compte le Parc Safari.  L’été, un total de 250 à 300 personnes travaillent sur l’ensemble du site.  C’est donc dire que le Parc Safari représente un important levier économique pour la région.  M. Lavigne souligne qu’ils n’ont jamais de difficulté à recruter tous les employés dont ils ont besoin chaque été.  

Grande corvée de nettoyage printanier

Pour la deuxième année consécutive, le Parc Safari sollicite l’aide de bénévoles, afin de nettoyer les différents espaces, en vue de la réouverture du parc dans quelques semaines. Une occasion en or de découvrir les coulisses du parc…

«C’est la deuxième année qu’on le fait.  Ça répond à un désir de la direction de faire connaître les coulisses du parc, de façon à ce que les gens se l’approprie», explique Lynne Flynn, responsable de la grande corvée de nettoyage du Parc Safari.  Cette initiative a été mise sur pied par la Fondation des Amis du Parc Safari, dont le mandat est de renouveler les infrastructures zoologiques et de collaborer à la préservation d’espèces menacées d’extinction.

«Les tâches à effectuer vont dépendre du nombre de bénévoles qui vont participer.  L’an dernier, nous avons nettoyé les sentiers des chevreuils, mais on peut aussi déplacer des tables à pique-nique, nettoyer le pavé unis à l’aide d’un jet d’eau sous pression ou encore ramasser les déchets accumulés pendant l’hiver», explique Mme Flynn.  Les organisateurs espèrent obtenir la participation de 50 à 75 bénévoles pour tout nettoyer, une semaine avant l’ouverture officielle, prévue pour le 17 mai.

Cette grande corvée aura donc lieu le samedi 11 mai prochain.  Les bénévoles sont attendus à 8h30 et la journée prendra fin à 15h30.  Un dîner sera offert aux participants et il y aura des prix de présence.  Les gens qui désirent participer doivent être âgés de 13 ans et plus et s’inscrire sur le site Internet du Parc Safari.  Les organisateurs rappellent aux bénévoles de bien se vêtir en fonction de la température qu’il fera.

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