Les pompiers de Lacolle malades

Les pompiers de Lacolle malades
La crise au sien du Service des incendies de Lacolle ne semble pas se résorber

Onze pompiers du Service des incendies de la municipalité de Lacolle ont remis, le 28 et le 29 novembre dernier, une lettre de médecin indiquant qu’ils sont en congé de maladie, explique le pompier David Laplante qui se fait le porte-parole de ses collègues.

Ce geste fait suite à la décision du conseil municipal de réintégrer deux autres pompiers qui avaient été suspendus cet été par le directeur du Service des incendies et par le directeur général de la municipalité.

L’été dernier deux pompiers avaient été suspendus. Il n’a jamais été question publiquement du motif de la sanction disciplinaire, mais les débats au cours des assemblées publiques du conseil permettent de conclure qu’il s’agissait vraisemblablement d’une question de harcèlement.

Lors d’une assemblée spéciale tenue le 26 novembre, le conseil municipal élu le 3 novembre décidait que les deux pompiers suspendus devaient être réintégrés. Il s’agira d’une réintégration progressive avec un «plan de coaching», a indiqué le maire Roland Luc Béliveau. La politique de harcèlement en milieu de travail doit aussi être révisée, a-t-il mentionné.

M. Laplante et ses collègues sont en arrêt de travail pour une durée indéterminée.  «On a subi du stress.  On a tous subi de l’intimidation.»  Il reproche aux deux lieutenants suspendus de dénigrer les autres membres de la brigade.  «On est censés être une famille, mais ils ne cessent de nous rabaisser.» 

Il soutient avoir perdu confiance en ces deux lieutenants, qui agissent comme chef d’équipe lors des interventions.  «Ils m’enverraient au feu, en dedans et je douterais leur jugement.»  Comme ils sont en arrêt de travail, M. Laplante indique qu’ils ne peuvent répondre à aucun appel.  Ce sont plutôt les services de Saint-Bernard et de Saint-Paul qui prendront le relais.

Le directeur du service de sécurité incendie, Sean Maigar, critique la décision du conseil de réintégrer les deux pompiers suspendus.  «Pourquoi ils ne prennent pas le temps de nous rencontrer?  Ils n’ont rencontré personne à la caserne.»  Selon lui, le fait que 11 pompiers soient en arrêt de travail est révélateur d’un grand malaise.  «Pourquoi il faut aller si loin pour prouver notre point?  On ne peut pas continuer comme ça!» 

M. Maigar souhaiterait attendre le résultat de l’enquête qui est actuellement menée par la Commission des normes du travail avant que les deux pompiers soient réintégrés.

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