L’été c’est fait pour jouer… et travailler

L’été c’est fait pour jouer… et travailler

Les commerces saisonniers comme le bar laitier de la cantine Bayeur

ÉCONOMIE – Restaurants, attraits touristiques, services municipaux, camps de jour… La région offre plusieurs opportunités de travail aux étudiants en quête d’un emploi d’été, les employeurs n’hésitant pas à faire appel à eux pendant la saison estivale.

Chez Veg Pro International par exemple, une entreprise située à Sherrington, qui se présente comme le plus important producteur de légumes frais au Canada, on emploie environ 45 étudiants entre le mois d’avril et le mois d’août.  Des 800 employés que compte l’entreprise, 80 sont des étudiants.  «On emploie des gens qui viennent l’été et on les garde à temps partiel pendant l’année scolaire», explique Nathalie Gagnon, conseillère en dotation et en formation chez Veg Pro International.

Selon Mme Gagnon, les emplois qu’ils offrent aux étudiants peuvent leur permettre de découvrir un nouveau métier qu’ils ne connaissent pas et de voir les autres possibilités d’emplois dans l’entreprise, que ce soit au niveau des ventes, du marketing ou des ressources humaines. 

Si la plupart prennent leur emploi étudiant au sérieux, il semble que d’autres ne saisissent pas l’opportunité qui s’offre à eux.  «Certains sous-estiment l’importance d’avoir un emploi, d’acquérir des compétences et des références d’emploi, souligne Mme Gagnon.  Je ne vous cacherai pas que c’est un défi.  Ce n’est pas toujours évident.»

Même son de cloche du côté de la cantine Bayeur, située à Napierville, qui emploie une dizaine d’étudiants entre le mois de mars et le mois d’octobre.  Les étudiants qui y travaillent comblent des postes qui sont difficiles à pourvoir.  «Ça fait six ans  que je mets une annonce pour le poste de soir et les fins de semaine et il n’y a pas d’adultes qui veulent le faire», explique Tina Dibernardo, la propriétaire.

Si certains de leurs employés étudiants y travaillent depuis 5, 6, voire 10 ans, d’autres sont beaucoup moins vaillants.  «Les jeunes aujourd’hui sont sélectifs, affirme Mme Dibernardo.  Les jeunes veulent travailler, mais ils veulent vivre en même temps.  Chaque année, pendant la semaine des montgolfières, j’en ai un qui démissionne.  J’ai besoin de dix employés pour faire le travail de six.»

Municipalités

Les municipalités offrent elles aussi des opportunités d’emploi intéressantes pour les étudiants, que ce soit au service des loisirs ou encore au service des travaux publics.  À Saint-Michel par exemple, Maude Hamelin, la coordonnatrice de l’association récréative, qui s’occupe du camp de jour, a reçu pas moins de 19 curriculum vitae, alors qu’il n’y avait que trois postes à pourvoir.  «C’est important d’encourager les étudiants.  Ils sont dynamiques et ils ont de l’énergie», explique Mme Hamelin.

À Saint-Rémi, on emploie une trentaine d’étudiants, tant au camp de jour qu’au service des travaux publics.  «Les étudiants sont beaucoup plus flexibles en ce qui concerne leur horaire», soutient Cynthia Ménard, directrice des communications à la Ville de Saint-Rémi. 

À Napierville, le service des loisirs emploie plusieurs jeunes, que ce soit à titre d’arbitres au soccer, comme animateurs de camp de jour ou encore à la piscine municipale.  Certains de ces emplois offrent des conditions intéressantes pour les étudiants.  «À la piscine, on ne peut pas offrir le salaire minimum, on n’aurait personne, explique Gérard Laplante, directeur du service des loisirs.  On garantit 40 heures et ils sont payés même s’il pleut.» 

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