L’UPA attire des candidats de 5 comtés à Saint-Rémi-de-Napierville

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Par Jacques Larochelle
L’UPA attire des candidats de 5 comtés à Saint-Rémi-de-Napierville
Neuf candidats et candidates représentant trois partis politiques dans cinq circonscriptions ont débattu d’agriculture le 22 août dernier au Centre communautaire de Saint-Rémi.

L’Union des Producteurs Agricoles de Saint-Jean-Valleyfield avait bien préparé son débat tenu à Saint-Rémi dans le cadre de la campagne électorale. Placé sous le thème « L’agriculture dans la campagne », le débat comportait trois blocs de questions, soit « Le développement de l’agriculture et le soutien du revenu », « L’agriculture et l’environnement », et « La protection du territoire et des activités agricoles ».

Pour débattre de ces questions, il y avait, pour le Parti libéral, le député sortant de Huntingdon, Stéphane Billette, la députée sortante de Soulanges, Lucie Charlebois, Jocelyne Bates, candidate dans Sanguinet, Lucie F. Roussel, candidate dans La Prairie, et Lyse Lemieux, candidate dans Beauharnois. Le Parti québécois n’avait qu’un seul représentant, le candidat Alain Therrien, qui se présente dans Sanguinet. Et pour la Coalition avenir Québec, il y avait le député sortant François Rebello, la candidate dans Huntingdon, Claire IsaBelle, et le candidat dans Soulanges, Mario Gagnier.

Un peu plus d’une cinquantaine de personnes assistaient au débat. Tous les candidats et candidates ont dit combien l’agriculture est une industrie importante pour le Québec. D’entrée de jeu, Mario Gagnier a dit qu’un gouvernement de la CAQ adopterait une politique agricole dès le début du mandat. Stéphane Billette du Parti libéral, a vanté le travail du gouvernement qui a investi des centaines de millions de $ dans tous les secteurs de l’agroalimentaire. Pour Alain Therrien, l’agriculture est un secteur primordial et stratégique qu’il faut protéger dans le contexte de la mondialisation. Il a ajouté qu’il faut soutenir davantage la relève.

Gestion de l’offre et assurances

Tous et toutes ont dit qu’il fallait protéger et même étendre davantage nos systèmes de gestion de l’offre qui, en ce moment, se limitent à la production laitière, aux œufs et à la volaille. Stéphane Billette a dit que ces systèmes sont un filet de sécurité pour les producteurs agricoles.

François Rebello a dénoncé le fait que bien des agriculteurs ne sont pas protégés contre les intempéries dans le système actuel des assurances. Il veut que tous les agriculteurs puissent avoir droit à une couverture correcte. Claire IsaBelle a renchéri en précisant qu’il y a deux types d’assurances, entre autres pour les revenus et les récoltes, mais qu’on a besoin d’un système qui protège tout le monde. Quant à Stéphane Billette, il a indiqué que le gouvernement a plus que doublé l’enveloppe de la Financière agricole et soutient activement le secteur agroalimentaire. Il a ajouté que le gouvernement est intervenu suite à la microrafale du 4 juillet dernier et que les agriculteurs touchés seront dédommagés selon l’étendue des dégâts et des pertes subies.

On a aussi beaucoup débattu de fiscalité agricole. Alain Therrien a indiqué que le Parti québécois est d’accord pour examiner le problème de la valeur des terres. Tous ont dit qu’il fallait aider au transfert des terres agricoles d’une génération à l’autre, pour ne pas qu’il devienne prohibitif pour des jeunes de prendre la relève de leurs parents.

Propriété des terres

Ce thème a dominé les blocs deux et trois du débat. Il a commencé sur la question de protéger les terres agricoles contre les risques de vente à des intérêts étrangers. Stéphane Billette a parlé de la loi sur la propriété étrangère qui force les acheteurs à cultiver au moins la moitié des terres. Il a ajouté qu’il faut adopter des lois qui ne seront pas contournées.

Claire IsaBelle a par ailleurs dit qu’il faut régler le problème du transfert des terres aux enfants, notamment grâce à l’augmentation de l’exemption pour gain de capital.

Tous ont dit que l’agriculture doit être une priorité et sont engagés à promouvoir l’industrie agroalimentaire québécoise.

Conclusion

Du côté du Parti libéral, on a dit être fermement engagé sur le développement de l’agroalimentaire, qui représente pas moins de 7 % du Produit intérieur brut du Québec et procure plus de 200 000 emplois directs et indirects.

Au Parti québécois, on met de l’avant la nécessité d’atteindre la souveraineté alimentaire. Pour y arriver, il y aura des investissements stratégiques et une aide aux jeunes agriculteurs.

Pour la Coalition avenir Québec, l’agriculture doit devenir l’une des principales priorités du gouvernement. Le ministre de l’Agriculture dans un gouvernement de la CAQ siégerait d’ailleurs sur le Comité des priorités.

Bref, ce fut un bon débat, avec beaucoup d’informations. Reste maintenant aux agriculteurs à faire leur choix le 4 septembre.

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