Relais pour la vie: une participante durement touchée

Relais pour la vie: une participante durement touchée
Diane Messier nous montre son chandail de l’édition 2012 du Relais pour la vie.  «Quand on le porte

Diane Messier, de Lacolle, a été durement éprouvée au fil des années par la maladie, qui a fauché la vie de plusieurs personnes dans son entourage.  Cette année, elle en sera à sa septième participation au Relais pour la vie.

«Ça nous touche tous, nous sommes tous impliqués.  Mon mari est décédé au mois de mars dernier, d’un cancer de la prostate.  Mon père est décédé de ce même cancer il y a 20 ans.  Ma copine est décédée d’un cancer il y a 4 ans et présentement, une jeune femme de 30 ans, très près de moi, suit des traitements de chimiothérapie et lutte contre un cancer.  D’ailleurs, on sera là pour marcher pour elle le 7 juin prochain, avec 9 de ses amis», explique Mme Messier. 

Cette année, Mme Messier est la chef de son équipe, «Les Énergiques», qui vont marcher toute une nuit afin d’amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer.  «Parce que ça prend de l’énergie pour marcher toute une nuit!  Je veux faire ma part pour la guérison, soutient-elle.  Être là, c’est une expérience en soi.  Ce sont toujours les survivants qui partent la marche.  Ça donne de l’espoir parce qu’on est avec des gens qui ont guéri.»

L’année dernière, elle a participé à la marche en compagnie de son mari, qui était en rémission d’un cancer depuis 7 ans.  Après avoir subi l’ablation de la prostate en 2005, ils ne se doutaient pas que leur vie allait basculer en septembre 2012, lorsqu’ils ont appris que le cancer de monsieur était réapparu.  Par la suite, son état s’est détérioré rapidement malgré plus de 25 traitements de radiothérapie et la maladie l’a finalement emporté au mois de mars dernier. 

«Chaque année, c’est un coup de dés.  Mon mari a participé à la marche l’année dernière, mais voilà que l’année suivante, il n’est plus avec nous, explique Mme Messier.  D’ailleurs, j’invite les hommes à aller se faire examiner.  Quand tu n’as pas de symptômes, tu crois que tu n’es pas malade.  On entend souvent qu’on ne meurt pas du cancer de la prostate, mais moi, c’est 2 en 2 dans ma famille.» 

M. Messier a terminé ses jours auprès de ses proches dans un centre de soins palliatifs, à Saint-Luc.  D’ailleurs, ses amis organisent un tournoi de golf à St-Bernard-de-Lacolle le 14 septembre prochain, afin d’amasser des fonds qui seront remis à ce centre.  «Il était membre à ce club de golf, c’était sa deuxième maison», explique Mme Messier.

Une invitation à la participation

«On a vraiment le sentiment de faire la différence en participant au Relais pour la vie, souligne Mme Messier.  Je veux inviter les gens à participer et à venir nous encourager.  Chaque année, j’invite des gens et souvent, ils veulent embarquer l’année suivante.  Souvent, ils regrettent en se disant que tant qu’à être là, ils auraient dû amasser des dons.  De toute façon, pour ces gens, il est toujours possible de faire des dons sur place.»

Son rôle, à titre de chef d’équipe, consiste à former une équipe de 10 personnes et chacun doit amasser 100$, qui seront remis à la Société canadienne du cancer.  «On peut faire des dons en ligne à l’aide de sa carte de crédit, explique Mme Messier.  C’est très facile et on n’a pas à manipuler de l’argent.»  D’ailleurs, l’organisation du Relais pour la vie est à la recherche de bénévoles pour l’événement qui se déroule annuellement.  Un comité organisateur doit être constitué afin d’organiser la prochaine édition.

Lire aussi l’article Marcher sous la lune pour vaincre le cancer

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