Un virus mortel menace la production porcine

Un virus mortel menace la production porcine
Selon M. Martin

La diarrhée épidémique porcine (DEP) frappe à nos portes.  Les éleveurs sont inquiets.  Le territoire couvert par le Coup d’œil compte 11 producteurs parmi les 881 que l’on retrouve en Montérégie.  C’est toute la filiale du porc de la province qui est menacée.  Selon le Centre de développement du porc du Québec, l’impact économique du virus pourrait représenter des pertes directes de 50 M$ pour les producteurs, juste pour la première année de l’arrivée du virus.

Apparue aux États-Unis en avril 2013, la DEP est aujourd’hui présente dans 23 états. Le virus aurait causé la mort d’environ trois millions de porcelets.  On a récemment découvert huit cas en Ontario et un échantillon prélevé sur un quai de déchargement dans la Belle Province, au mois de janvier, a révélé la présence du virus indique Les Éleveurs de porcs du Québec.

Ce virus affecte les porcelets qui n’ont pas encore été sevrés.  Lorsqu’ils sont atteints du virus, leur taux de mortalité avoisine les 100%.  Il n’existe aucun médicament pour traiter la DEP.  Le virus est résistant au froid et se transmet principalement par le fumier.  Les camions de transport des animaux sont un des principaux vecteurs de transmission du virus.

La DEP ne représente cependant aucun danger pour la santé humaine ni pour la qualité de la viande.

Éleveurs

Joël Martin est le gérant de la production porcine à la ferme AMY Martin, à Saint-Valentin.  La ferme familiale possède une maternité de 85 truies.  Ils produisent entre 150 et 170 porcelets par mois.  «C’est sûr que c’est inquiétant, confie-t-il.  Je n’ai jamais vu ça.  Des fermes pourraient fermer, avec le cirvovirus et la hausse des prix du grain qu’on a connu dans les dernières années.» 

Comme la majorité des  producteurs, il augmente les mesures de biosécurité sur sa ferme et il adapte ses méthodes afin d’éviter la contamination.  «Un gramme de fumier contaminé à la DEP est aussi puissant qu’une tonne contaminée à la gastro-entérite transmissible, soutient M. Martin.  Il faut être strict dans nos fermes.  Quand le camion part de l’abattoir, il faut le laver, le décontaminer et le sécher, mais c’est difficile de bien laver les camions au Québec l’hiver», explique-t-il.  

 

La filière porcine au Québec

-Plus de 7 millions de porcs

-Des retombées économiques de plus de 2 milliards de dollars

-Emploie 22 300 personnes

-71% de la production porcine québécoise a été exportée en 2012

-Dans les cinq dernières années, la filière porcine québécoise a exporté dans plus de 125 pays et représente 9% du commerce mondial du porc.

Source: Les Éleveurs de porc du Québec

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