Une année plus difficile pour le Parc Safari

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Par Charles Poulin
Une année plus difficile pour le Parc Safari

Le ralentissement du flot de visiteurs au Parc Safari obligera Jean-Pierre Ranger à diminuer son budget d'immobilisations.

ÉCONOMIE. Après un début de saison canon, le Parc Safari a perdu de son élan depuis la fête nationale. Rien pour compromettre la santé financière de l’entreprise d’Hemmingford, mais suffisamment pour modifier les plans d’investissements l’an prochain.

La saison avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue, avec une augmentation des revenus et des entrées de 12%, comparativement à la même période l’an dernier.

Les principaux coupables? Les week-ends pluvieux depuis un mois et demi et une économie chancelante. Comme la plupart des attractions touristiques, les succès du Parc Safari sont intimement liés à la température, et Dame Nature n’a pas été très collaboratrice envers le parc zoologique depuis plusieurs semaines.

Les chiffres concernant l’emploi au Québec ne sont pas très bons non plus avec des pertes de 27 000 jobs pour les six premiers mois de l’année, ce qui rend les gens un peu plus frileux quand vient le temps de dépenser leurs économies.

Ralentissement

«Après trois années de succès incontestables, trois ans de plus de 320 000 visiteurs, les choses ont beaucoup ralenti depuis la fin juin, indique le propriétaire du Parc Safari, Jean-Pierre Ranger.

«Remarquez, j’entends la même chose ailleurs, poursuit-il. Les dollars discrétionnaires ne semblent pas être au rendez-vous depuis la Saint-Jean-Baptiste, que ce soit chez nous, dans les Laurentides ou en Ontario. Nous ne pouvons qu’espérer une meilleure température pour les quelque 40 journées qui restent d’ici la fin de la saison.»

M. Ranger croit néanmoins que quelques bonnes journées pourraient permettre de reprendre un rythme de croisière intéressant.

Immobilisations

Mais même des journées chaudes et ensoleillées au possible pourraient difficilement permettre de rattraper le déficit de visiteurs accumulé à la fin juillet, estime M. Ranger.

Le propriétaire du Parc Safari ne panique toutefois pas. Son entreprise est en excellente santé financière, rappelle-t-il. Sauf que les plans de réinvestissements dans le parc dressés pour 2015 risquent d’être revus à la baisse.

«Nous ne sommes pas en état de crise, souligne-t-il. Reste que nous avons des projets de construction qu’on ne peut faire sans certains revenus. Nous allons en faire moins qu’il était prévu au départ.»

Le plan d’immobilisations du Parc Safari prévoit des investissements de 1,5 M$ pour l’année 2015 mais 11 M$ de projets au total, dont 2 M$ pour le secteur aquatique, 2 M$ pour les manèges et 3 M$ pour les édifices qui concernent les éléphants, les girafes et le rhinocéros. Avec le rythme actuel des revenus, M. Ranger prévoit que les investissements ne seront que de 500 000$ l’an prochain.

Économes

«Je préférerais avoir les moyens de poursuivre l’embellissement du Parc, mais nous allons devoir être un peu plus économes, laisse-t-il tomber. La chronologie des améliorations va reposer sur ce que les invités nous disent.»

Le Safari Aventure demeurera la grande priorité, assure-t-il. L’ajout de blocs sanitaires sera lui aussi conservé au plan d’investissements. L’érection d’une deuxième clôture de périmètre (huit pieds de haut sur une distance de 3 km) est également en cours pour augmenter la «dissuasion», autant celle des humains de pénétrer illégalement que celle des animaux de quitter sans avertir.

M. Ranger ajoute en riant qu’il n’y a eu que deux «évasions» en 43 ans, soit celle d’un tigre en 1973 et celle de babouins en 1990.

Positif

Le bilan de mi-saison dressé par Jean-Pierre Ranger comporte également du positif. On note d’emblée le taux de satisfaction de 100% des visiteurs qui ont rempli le questionnaire Web une fois rendus à la maison. L’an dernier, ce sont 93% des répondants qui recommanderaient le Parc Safari à d’autres personnes.

Le Parc a également ouvert un nouveau restaurant, le Café Sahara, sur la rue Principale, et l’embellissement du site en général se poursuit.

L’entreprise compte également sur deux événements pour attirer des gens: le tournoi de golf annuel ainsi qu’une toute nouvelle activité, le Safari à vélo.

Le Safari à vélo se déroulera le samedi 13 et dimanche 14 septembre. Les participants, qui devront au préalable s’inscrire sur le site Web du Parc, auront le champ libre entre 8h30 et 11h pour faire le tour du Parc Safari au complet à pédales. Les profits seront versés à l’organisme La Fondation des Amis du Parc Safari, et l’argent servira à la construction ou la rénovation d’immeubles zoologiques.

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