Une bonne saison en vue pour le sirop d’érable

Une bonne saison en vue pour le sirop d’érable

À la cabane à sucre Dinelle

Si la persistance de la neige et du temps froid en désespère plusieurs, elle fait le bonheur des producteurs de sirop d’érable pour qui la récolte 2013 s’annonce bonne, comparativement à l’an dernier, alors que le printemps avait été chaud et hâtif.

«Hier ça a commencé à couler et on s’attend à ce que ça coule toute la semaine», affirmait au lendemain de la dernière tempête de neige Yvan Poissant, propriétaire avec Ginette Mallette de la cabane à sucre Dinelle, à Saint-Rémi, depuis maintenant 23 ans.

Selon lui, la dernière bordée n’a pas nuit à la récolte, bien au contraire.

 «La neige a beaucoup aidé», affirme le producteur, selon qui la récolte d’eau d’érable est bonne et la production de sirop se situe dans la moyenne jusqu’à maintenant.

L’an dernier, M. Poissant, qui exploite environ 2000 entailles et produit bon an, mal an, 90 gallons de sirop d’érable par année, avait vu sa récolte fondre de moitié.   

«On a produit quasiment la moitié moins», indique-t-il. 

La saison, qui peut parfois s’étirer jusqu’au 15 avril, était déjà terminée à la mi-mars, au printemps 2012, alors qu’une vague de chaleur touchait la région.  Cette chaleur avait précipité la montée de la sève dans les arbres.  Comme la sève donne un goût âcre au sirop, ce phénomène avait sonné glas de la saison des sucres.

Difficile de dire si la saison 2013 sera encore longue. Tout dépendra de ce que Dame Nature nous réserve pour les jours à venir.

Depuis un certain nombre d’années, la saison des sucres débute une semaine à dix jours plus tôt qu’autrefois. 

«Je me rappelle quand j’étais jeune, les sucres, ça se faisait au milieu de mars, début avril», confie M.Poissant.

Les maraîchers souhaitent un printemps hâtif

Du côté des producteurs maraîchers, la situation est quelque peu différente. Ces derniers espèrent toujours un printemps précoce, qui leur permet de mettre en terre les semis hâtifs.

Certains légumes, comme la laitue par exemple, lorsqu’ils sont semés tôt au printemps, permettent deux récoltes plutôt qu’une seule.  Ainsi, les savoureux produits du Québec remplacent plus rapidement les produits en provenance de la Californie, dans nos épiceries.

Jean-Claude Guérin, des Maraîchers JPL Guérin et fils, à Sherrington, est de ceux qui espèrent la venue rapide du temps doux.

Lorsque nous avons connu un épisode où la température était très clémente, juste avant les Fêtes,  le producteur confie avoir anticipé la venue d’un printemps hâtif.

Ce redoux a plutôt fait fondre le couvert de neige et le froid qui a succédé a eu pour effet de faire geler le sol plus profondément, explique-t-il

La dernière  neige a aussi été bénéfique pour les agriculteurs.

«La neige n’a pas d’impact négatif sur les semis hâtifs, c’est plutôt le froid, explique M. Guérin. Cette neige là fait une couverture isolante.  C’est mieux qu’une température de -15 degrés.  Avec la neige, le gel arrête de descendre dans le sol.»

 

 

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