Budget provincial 2022-2023: les revendications des aînés ont été ignorées, plaide l’AQDR

L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) déplore le fait que le gouvernement du -Québec n’a pas saisi l’opportunité de faire une différence pour les aînés, dans le budget qu’il a présenté le 22 mars.

Dans un mémoire présenté au mois de février dans le cadre des consultations prébudgétaires, l’AQDR a soumis neuf recommandations au gouvernement. Pour cette association, qui compte près de 30 000 membres, force est de constater que le gouvernement n’a suivi aucune d’entre elles.

Cet échec du gouvernement est particulièrement perceptible en ce qui concerne le revenu des aînés, pense l’AQDR, dont 66 % des membres touchent moins de 30 000 $ par année.

« -Au lieu de travailler en profondeur, [le gouvernement] a préféré livrer un chèque de 500 $ à presque tous les adultes du -Québec, remarque -Pierre -Lynch, président de l’AQDR. Cette mesure ponctuelle n’aidera aucunement les aînés sur le moyen ou le long terme. C’est tout simplement un manque d’écoute et de prise en compte réelle des besoins. »

Rien pour le logement, le transport et la santé

L’AQDR recommandait notamment l’accélération de la création de 15 000 logements sociaux et abordables et le maintien du programme -Accès-Logis, pour consolider la part de logements publics dédiés aux aînés.

Elle réclamait la gratuité des transports en commun pour les 65 ans et plus, ainsi que le financement d’un réseau de première ligne basé sur les soins à domicile.

En ce qui concerne le logement, -Québec a plutôt décidé de relayer la création de logements sociaux au secteur privé. Aucune gratuité dans les transports collectifs n’a été annoncée. De plus, l’AQDR regrette que le gouvernement consacre la majeure partie de ses ressources sur le modèle actuel axé sur l’hébergement des aînés, plutôt que de créer un réseau de soins à domicile.

« -Plus ça change, plus c’est pareil. On explique dans les médias et en campagne que les aînés sont une priorité, mais lorsqu’est venu le temps de livrer la marchandise, nos décideurs ratent l’opportunité. Encore une fois, ce seront les aînés qui en feront les frais », conclut M. Lynch.