Compressions financières: la Société Alzheimer doit revoir ses plans
Actualité. La Société Alzheimer du Haut-Richelieu (SAHR), qui offre ses services sur tout le territoire de la MRC des Jardins-de-Napierville, doit composer avec une importante restructuration interne à la suite de compressions financières et de retards dans le versement de certaines subventions gouvernementales. Ce sont cinq personnes qui ont quitté l’organisme.
Malgré plusieurs départs au sein de l’organisation au cours des derniers mois, la direction et le conseil d’administration assurent que la situation demeure sous contrôle et que les services à la population se poursuivent. Selon la directrice générale, Nathalie Mercier, deux postes ont été officiellement abolis au printemps. Cette décision a été prise dans un contexte où plusieurs sources de financement ont été revues à la baisse ou tardent à être versées.
Cette réalité a aussi eu des impacts sur les employés qui offraient directement les services. Certains ont vu leur nombre d’heures diminuer considérablement.
En parallèle, d’autres ont choisi de quitter volontairement leur poste. Leurs responsabilités étaient appelées à évoluer davantage vers la philanthropie et la recherche de financement autonome. « Certaines personnes nous ont dit que ce n’était pas l’orientation qu’elles souhaitaient donner à leur carrière. Ce sont des départs qui se sont faits en bons termes », précise Mme Mercier.
Un conseil d’administration mobilisé
La vice-présidente du conseil d’administration (CA), Nathalie Dumas, souligne que le CA s’est fortement impliqué dans les derniers mois afin d’accompagner l’organisation à travers cette période difficile. « Notre rôle est aussi de protéger la santé financière de l’organisme. Quand les subventions diminuent ou tardent à arriver, nous devons nous adapter et revoir notre façon de fonctionner », affirme-t-elle.
Une demande grandissante
La direction rappelle que les besoins de la population continuent d’augmenter à mesure que la population vieillit. Chaque année, des centaines de proches aidants et de personnes vivant avec un trouble neurocognitif utilisent les services de l’organisme. « Nous faisons partie de la solution pour désengorger le réseau de la santé. Les organismes communautaires permettent à des centaines de personnes d’obtenir du soutien avant qu’une situation ne se détériore davantage », soutient la directrice générale de la Société Alzheimer du Haut-Richelieu.
L’organisme déplore toutefois la lourdeur administrative associée aux demandes de financement et aux nombreuses redditions de comptes exigées par les différents bailleurs de fonds. « On passe parfois plus de temps à remplir des formulaires qu’à être auprès de la clientèle. Pourtant, c’est là que se trouve notre véritable impact », ajoute Lyne Laporte, directrice adjointe au répit-stimulation.
