Haut-Richelieu: la clinique mobile reprend la route
Santé. La clinique mobile de services de proximité a recommencé à sillonner les routes du Haut-Richelieu le 1er avril. Parmi les nouveautés prévues pour cette cinquième saison, on compte un arrêt à Venise-en-Québec, l’embauche d’une infirmière praticienne spécialisée (IPS) et l’élargissement des rendez-vous à tous, que les gens aient ou non un médecin de famille.
La clinique sur roues continuera à offrir des soins pour des problèmes non urgents cette année encore. Sa saison a débuté le 1er avril à Saint-Jean-sur-Richelieu et se terminera le 31 octobre. Le calendrier des déplacements de la clinique est déjà disponible sur son site Web, à l’adresse cliniqueproximite.ca, pour les mois d’avril et de mai.
Dix municipalités font partie de l’itinéraire de 2026. En plus des deux arrêts à Saint-Jean-sur-Richelieu, les municipalités de Chambly, Clarenceville, Henryville, Lacolle, Marieville, Saint-Alexandre, Saint-Blaise-sur-Richelieu, Saint-Césaire et Venise-en-Québec verront la visite de la clinique mobile qui continuera également ses arrêts fréquents au centre de jour Le Spot.
Pas juste les patients orphelins
Dès maintenant, la clinique offrira ses rendez-vous à l’ensemble de la population et non seulement aux patients orphelins. Cette décision a été prise en tenant en compte les situations particulières des personnes qui séjournent dans la région pendant la saison estivale.
« Ça va vraiment refléter notre territoire, avec les visiteurs, les résidents saisonniers et nos touristes. Ça va vraiment améliorer notre offre pour la clientèle. Ça va éviter des visites à l’urgence si on est capables de voir des usagers pour des plaies et des blessures », justifie Geneviève D’Aoust, directrice adjointe des soins primaires intégrés et de proximité au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre.
Venise-en-Québec
L’ajout de Venise-en-Québec aux territoires couverts par la clinique mobile a aussi joué dans la balance. Généralement, la municipalité a une population de 2000 personnes, mais ce nombre grimpe à 5000 avec les saisonniers durant la saison estivale. À eux, s’ajoutent environ 50 000 visiteurs, indique la Municipalité sur son site Web. « On s’est dit que c’était un beau et bon territoire où se promener avec la clinique mobile pour rejoindre le plus possible la population », explique Geneviève D’Aoust.
Plus de soins…
L’équipe de la clinique mobile sera désormais composée d’un technicien paramédical, d’une infirmière clinicienne et d’une infirmière praticienne spécialisée. Le paramédical, toujours présent, sera accompagné d’une ou des deux infirmières à la fois, et ce, selon les jours.
L’infirmière clinicienne pourra offrir une quinzaine de rendez-vous chaque jour, tandis que l’IPS en donnera une dizaine environ.
L’IPS a un champ de pratique plus élargi qu’une infirmière clinicienne. Elle est capable de poser des diagnostics, d’initier des traitements, de faire des prescriptions médicales. Ça va permettre une prise en charge globale de l’usager quand il va se présenter en clinique.
Geneviève D’Aoust, directrice adjointe des soins primaires intégrés et de proximité au CISSS de la Montérégie-Centre
Auparavant, la clinique mobile dirigeait vers une clinique médicale ou encore l’urgence les patients qui dépassaient ses capacités d’intervention. En 2026, elle pourra donc régler plus de cas du début à la fin.
… et plus de patients
À sa saison 2025, qui s’est étalée du 24 mars au 25 novembre, la clinique sur roues a donné 1734 rendez-vous. « On vise un nombre plus grand cette année », affirme Geneviève D’Aoust.
Les raisons principales de consultation étaient des demandes en dermatologie (314), des problèmes musculo-squelettiques (258), des problèmes en ORL (284), des interventions en santé sexuelle (227) et des ennuis respiratoires (184).
