La Ferme du Mihouli ouvre ses portes le 13 septembre

Agriculture. La 22e édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec, organisée par l’Union des producteurs agricoles (UPA), aura lieu le dimanche 13 septembre. Lors de cette journée, le public est invité à se rendre dans les fermes participantes afin d’en apprendre plus sur l’agriculture d’ici. Dans le Haut-Richelieu, la Ferme du Mihouli, qui cultive des kiwis arctiques à Lacolle, proposera diverses activités pour l’occasion. Dans les Jardins-de-Napierville, la Ferme expérimentale de Sainte-Clotilde et Les Vergers Philion, à Hemmingford, ouvriront aussi leurs portes au public. 

Les Portes ouvertes sur les fermes du Québec ont pour but de faire découvrir au grand public ce qu’est l’agriculture et ce qui se passe dans les fermes. Cette journée est une occasion d’en apprendre plus sur le monde agricole et de rencontrer les personnes qui se cachent derrière les produits que l’on consomme au quotidien.

Découvrir le monde agricole

Pour Jérémie Letellier, président de l’UPA de la Montérégie, il est important de permettre à la population d’en apprendre plus sur le monde agricole. “Avant, presque tout le monde avait [un membre de sa famille] qui était producteur agricole, et les gens étaient déjà allés sur une ferme [au moins une fois] dans leur vie. Ce lien-là commence à se perdre, détaille M. Letellier. Donc, [les portes ouvertes], c’est vraiment pour ouvrir nos entreprises au grand public, leur montrer ce qui se fait en agriculture, les pratiques, etc. On trouve que c’est vraiment important de conserver un lien entre la population et l’agriculture.”

Les neuf fermes participantes en Montérégie ont chacune leurs spécialités. Il y a l’aspect recherche avec la Ferme expérimentale de Sainte-Clotilde, des fruits peu connus à La Ferme du Mihouli, qui produit des kiwis arctiques, mais aussi l’agriculture biologique au Verger Hudson Bio, le miel et l’hydromel avec l’entreprise Miel Nature, ou encore la production de bière de la Ferme Brasserie Schoune.

Si les entreprises agricoles sélectionnées sont si différentes, c’est pour illustrer la diversité du milieu et montrer que l’agriculture ne se limite pas à la culture maraîchère ou à l’élevage de vaches. “On essaie d’avoir une certaine pluralité, développe le président de l’UPA de la Montérégie. Autant au niveau géographique qu’au niveau des secteurs de production.”

Trois propositions de parcours

Nouveauté pour cette 22e édition : l’UPA propose trois parcours différents, chacun permettant de découvrir trois des fermes participantes. L’itinéraire est facultatif, mais permet de découvrir plusieurs entreprises agricoles au cours de la même journée. Les parcours ont été pensés selon les emplacements des fermes, afin de limiter au maximum le temps de déplacement entre chaque arrêt.

“On a essayé de trouver une certaine proximité géographique. Un des commentaires qu’on avait reçus dans les précédentes éditions, c’est que, des fois, il y avait des fermes qui étaient un peu isolées, précise Jérémie Letellier. Les gens étaient un peu moins enclins à s’y déplacer. On a donc essayé de faire un circuit pour rendre ça plus facile d’accès.”

Il est possible de visiter des fermes faisant partie de parcours différents, d’en visiter une seule ou de tenter d’en voir le plus possible. “Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent, poursuit le président de l’organisation. Si les gens sont capables de faire les neuf fermes, on les invite à le faire, mais je pense que ce serait quand même beaucoup de déplacements.”

L’événement est gratuit et ouvert à tous, les différents circuits proposés par l’UPA ainsi que des informations sur les fermes participantes se trouvent sur le site de l’organisation : monteregie.upa.qc.ca dans la rubrique “Centre des communications” puis “Portes ouvertes 2026”.

Une ferme dans le Haut-Richelieu

Les neuf fermes se situent en Montérégie, mais l’une d’entre elles se trouve dans le Haut-Richelieu. C’est la Ferme du Mihouli, tenue par Nadine Gelly et son conjoint, Claude Gagnon. Les deux agriculteurs ont quitté leur vie citadine de Montréal en 2022 pour lancer leur entreprise de kiwis arctiques. “Ce sont des kiwis qui sont tout petits, qui n’ont pas de poils et qui goûtent beaucoup plus sucré que les kiwis qu’on mange habituellement”, précise Nadine Gelly.

Ayant toujours aimé les choses qui sortent de l’ordinaire, quand Mme Gelly est tombée sur des plants de ces kiwis méconnus, elle a tout de suite fait des recherches sur la façon de les cultiver. Les petits fruits poussent sur des vignes et sont plus résistants au froid que leurs célèbres cousins, il est donc possible de les produire en grande quantité dans le sud de la province.

Quatre ans après le début du projet, la Ferme du Mihouli est l’une des plus grosses productrices de kiwis au Québec. En peu de temps, les deux apprentis agriculteurs ont cultivé de nombreuses vignes de kiwis, mais ils ont également construit une buvette, un gîte, une boutique fermière et un espace gustatif sur leur propriété.

Découverte

Les kiwis arctiques n’arriveront pas à maturité avant la fin du mois d’août, voire le début du mois de septembre. Les portes ouvertes seront donc l’occasion parfaite de découvrir ces petits fruits. Lors de l’événement, il sera possible d’en apprendre davantage sur l’historique de cette entreprise ainsi que sur ce surprenant aliment.

Des activités seront proposées par les propriétaires pour l’occasion : un tournoi de barbotte avec des dés géants, des visites guidées du lieu et de la pizza cuite au four à bois. Il sera également possible de se détendre dans l’espace gustatif où seront mis en vente les produits de la ferme. Nadine Gelly prévoit d’autres activités qu’elle n’est pas encore prête à annoncer. 

La ferme du Mihouli et ses propriétaires seront heureux d’accueillir le grand public tout au long de la journée des portes ouvertes. Bien que Mme Gelly espère que les visiteurs seront répartis sur la journée, elle les invite également à finir leur circuit sur leur terrain. “Vers 13h, c’est un très bon moment, mais sinon, en fin de journée, c’est parfait. Venir prendre un petit verre à la fin, pour se poser après avoir fait le tour [des autres fermes]”, conclut l’agricultrice.