Lacolle vote contre un projet d’usine de béton sur son territoire

Actualité. À l’issue d’une séance extraordinaire du conseil municipal qui s’est tenue le 16 juin, les élus de Lacolle ont voté à l’unanimité pour l’abandon d’un projet de construction d’une usine de béton sur son territoire. 

Le conseil devait statuer à propos d’une demande de Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI) en lien avec un projet d’usine de béton et de centre de récupération de matériaux secs. 

Au terme de cette assemblée extraordinaire, le conseil a donc décidé d’abandonner ce projet de PPCMOI. Les élus ont aussi voté contre le dépôt d’un second projet. 

Préoccupations

Cette décision a été très bien accueillie par les personnes présentes lors de cette assemblée. Ces citoyens ont salué l’écoute du conseil et la prise en compte des préoccupations citoyennes, indique la Municipalité dans un communiqué publié le 18 juin. 

« Au cours de cette séance, plusieurs citoyennes et citoyens étaient présents et ont exprimé leurs inquiétudes, questions et préoccupations concernant le projet soumis, précise la Municipalité. Les échanges depuis la consultation publique tenue le 9 juin dernier ont permis au conseil de prendre pleinement connaissance des préoccupations appréhendées par la communauté lacolloise et celles des municipalités voisines. »

Désinformation et violence

Du même coup, Lacolle dénonce la circulation de campagnes de désinformation en lien avec ce projet, « alimentées notamment par la reproduction non autorisée et le plagiat de documents municipaux. Certains contenus diffusés publiquement ont été altérés, sortis de leur contexte ou présentés comme des documents officiels alors qu’ils ne reflètent ni l’information réelle ni les décisions du conseil, dénonce la Municipalité dans ce même communiqué. Ces pratiques contribuent à semer la confusion parmi la population et nuisent au bon déroulement des processus démocratiques. »

La Municipalité dénonce aussi les situations de violence verbale dont le conseil municipal a été victime, rappelant au passage que la Loi visant à protéger les élus municipaux et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions oblige au respect des élus en imposant des amendes pouvant atteindre 1500 $ pour toute personne qui entrave, harcèle ou intimide un élu.