Patriote de Saint-Cyprien déporté en Australie: le documentaire La Baie des exilés présenté à Saint-Édouard

La -Baie des exilés, un documentaire qui raconte l’histoire méconnue de 58 -Patriotes qui, après leur défaite lors de la -Rébellion 1838, ont pris le chemin de l’exil vers la colonie pénitentiaire d’Australie, entre 1840 et 1848. Ce film, qui a été en partie tourné dans la région, sera présenté le 9 avril, à -Saint-Édouard, en présence de -Deke -Richards, qui a écrit, réalisé et produit ce documentaire.

M. Richards était de passage dans la région, en 2017, pour tourner des scènes de son documentaire. Il voulait filmer des images des lieux où les événements se sont déroulés. On pense notamment à la bataille d’Odelltown, qui a eu lieu à Lacolle, le 9 novembre 1838, alors qu’un groupe de Patriotes a subi la défaite dans un affrontement avec des Canadiens qui étaient loyaux à la -Couronne britannique.

Joseph Marceau

Le Patriote Joseph Marceau, dit Petit-Jacques, de Saint-Cyprien-de-Napierville, a participé à cette bataille, avant d’être capturé.

Il a été condamné à mort en cour martiale pour haute trahison, puis incarcéré à la prison du Pied-du-courant, située près de l’actuel pont Jacques-Cartier. Sa femme est décédée pendant sa détention à Montréal, qui a duré six mois.

Joseph Marceau y a finalement échappé à la pendaison, après que sa peine ait été commuée en exil vers l’Australie, où il a été emprisonné, après un pénible voyage de 16 000 kilomètres, qui a duré six mois, à bord du bateau HMS Buffalo.

Parmi tous les Patriotes qui ont été faits prisonniers en Australie, il est le seul qui n’est jamais revenu. Après avoir été libéré, il a décidé de s’y établir. Encore aujourd’hui, on trouve des traces de son passage. Une rue porte même son nom, la Marceau Drive.

Ce documentaire relate donc l’influence que ces Patriotes ont eue en Amérique et l’héritage de démocratie qu’ils ont laissé en Australie. Les noms d’Exile Bay, de France Bay et de Canada Bay, rappellent aussi leur séjour dans la région de la ville de Parramatta, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville de -Sydney.

Le documentaire

La Baie des exilés met en vedette le comédien Luc Picard, qui assure la narration. Plusieurs autres intervenants prennent la parole pour raconter cette histoire, dont l’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, l’auteur et historien Gilles Lapointe, l’auteur et professeure à l’Université Monash, en Australie, Tony Moore, ainsi que Maxime Laporte, qui a été le président général de la Société -Saint-Jean-Baptiste jusqu’en 2020.

Deke Richards a présenté son documentaire en grande première montréalaise au mois de novembre 2021, au siège social de la Société Saint-Jean-Baptiste. Une semaine plus tard, M. Richards l’a présenté au Théâtre Mayfair, à Ottawa, en présence d’élues fédérales, dont la députée du comté de Châteauguay-Lacolle, Brenda Shanahan, ainsi que la présidente du Conseil du Trésor, Mono Fortier, de même qu’à Toronto, le 5 décembre 2021.

Saint-Édouard

Cette fois, c’est au tour de la -Société d’histoire des XI (SHXI) d’accueillir M. Richards et d’organiser la présentation de son documentaire. Cet événement aura lieu le samedi 9 avril, à 13 h 30, au centre communautaire de Saint-Édouard, situé au 405-C, montée Lussier.

L’entrée est gratuite pour les membres de la SHXI et le coût est de 5 $ pour les non-membres. Pour obtenir plus d’information, il suffit de visiter le site Internet SHXI.ca.

« Je peux montrer mon documentaire à des particuliers sur demande, mais je suis toujours à la recherche d’un diffuseur, indique Deke Richards, qui a écrit, réalisé et produit La Baie des exilés. Pour l’instant, je le montre à des organisations privées et j’entreprendrai une tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande au mois de mai. Je vais probablement le vendre à des diffuseurs là-bas, ce qui fera une excellente publicité pour l’histoire et la culture québécoises ! »