Saint-Rémi: des citoyens inquiets de la venue d’immeubles à logements à proximité de leur résidence
Actualité. Des citoyens de Saint-Rémi, qui habitent dans le secteur de l’Avenue des Jardins, se disent inquiets par le projet de construction d’immeubles à logements de plusieurs étages, sur un terrain situé à l’arrière de leur résidence unifamiliale. La Ville assure que toutes les études requises ont été réalisées « afin de garantir une intégration harmonieuse au milieu ».
«Nous sommes extrêmement inquiets du développement de ce projet, avec la densité prévue, le nombre de nouveaux habitants, la hauteur des blocs, la circulation automobile qui sera pratiquement dans nos cours arrière, l’augmentation du bruit que cela engendra, la perte d’intimité, les odeurs de déchets des conteneurs (prévu sur les plans tout près de nos cours), la disponibilité de l’eau, etc.», indique un de ces citoyens dans un échange de courriels. La cour de ce dernier, qui réside sur la rue Place des Graminées, est adossée à ce nouveau projet domiciliaire.
Le projet
Questionnée à ce sujet, la Ville de Saint-Rémi confirme la venue de ce projet. La question a d’ailleurs été abordée par les élus lors de la séance du conseil du 16 mars, lorsque deux citoyens ont exprimé leurs préoccupations durant la période de questions.
Le projet visé concerne le lot 4 701 814, qui est situé dans le secteur des Jardins de Saint-Rémi, à proximité de la route 221. Il s’agit du projet résidentiel Rivéa, qui prévoit la construction d’un ensemble de 88 logements répartis dans quatre bâtiments de type « chalet urbain », sur un terrain actuellement vacant, indique Marie-Pier Leduc, directrice des communications à la Ville de Saint-Rémi.
La Ville demeure sensible aux préoccupations des citoyens et s’assure que le projet respecte les normes en vigueur et s’intègre adéquatement dans son environnement.
Marie-Pier Leduc, directrice des communications à la Ville de Saint-Rémi
Zonage
Cette dernière précise qu’en 2017, un règlement de zonage a été adopté afin de permettre ce type de développement. « Une modification à ce règlement est ensuite venue accorder une hauteur maximale de 14,5 mètres, soit quatre étages, dit Mme Leduc. Une consultation publique a été tenue à cette occasion, annoncée sur le site Web de la Ville, affichée au babillard de la mairie et résumée dans l’Écho. » Cette modification au règlement a finalement été adoptée par le conseil municipal le 1er octobre 2025, puis approuvée par la MRC des Jardins-de-Napierville le 27 novembre 2025.
Approbation
Ce projet est encadré par un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). Le PIIA balise notamment l’architecture, l’aménagement du site, les espaces verts, la gestion du bruit et l’intégration au voisinage.
Le Comité consultatif en urbanisme de la Ville de Saint-Rémi a déjà étudié ce projet, qui a été approuvé par le conseil municipal lors de la séance du conseil du mois de février 2026. « Il n’est donc plus possible d’en modifier la nature ou l’ampleur, affirme Mme Leduc. La Ville s’est assurée que l’ensemble des analyses et études requises soient réalisées afin de garantir une intégration harmonieuse au milieu. »
Les préoccupations
Les préoccupations que les citoyens ont soulevées au sujet de ce projet concernent notamment la hauteur des bâtiments, la circulation, l’approvisionnement en eau, ainsi que son intégration dans le milieu.
La Ville précise que la réglementation actuelle permet jusqu’à quatre étages, sans obligation que tous les bâtiments atteignent cette hauteur.
En ce qui concerne la circulation, des études ont été réalisées par le promoteur et ont démontré que le nouvel apport en véhicules pouvait s’intégrer au réseau existant, affirme Mme Leduc.
Les travaux récents au niveau de l’alimentation en eau potable, dont l’ajout de puits, permettent la réalisation de ce projet. « Les enjeux de pression observés sont généralement liés aux installations privées et peuvent être corrigés au besoin », indique Mme Leduc.
Enfin, en ce qui a trait à l’intégration du projet, ce dernier devra les exigences du PIIA, qui visent une cohabitation harmonieuse avec le milieu environnant.
« Si les citoyens souhaitent obtenir plus de précisions, il est possible de faire une demande d’accès à l’information. Il faut toutefois prévoir un délai maximal de 20 jours, pour obtenir une réponse », conclut Mme Leduc.
