Société Alzheimer Haut-Richelieu: un nouveau centre de mieux-être cognitif à 3,5 M$

Santé. Le Centre intégré de prévention et mieux-être cognitif, un projet de la Société Alzheimer du Haut-Richelieu (SAHR), pourrait voir le jour d’ici 2028. L’organisme développe ce nouveau projet depuis plus d’un an afin d’élargir son offre de services et pouvoir ainsi mieux accompagner les personnes vivant avec un trouble neurocognitif. Le nouveau bâtiment, d’une superficie de 11 500 pieds carrés, sera situé à L’Acadie, sur le chemin du Clocher, près de l’école. Il nécessitera un investissement de 3,5 M$.

La SAHR offre ses services aux habitants de 32 villes et municipalités de la région, dont les 11 municipalité de la MRC des Jardins-de-Napierville.

«On est coincé dans nos bureaux, on manque d’espace. Pour qu’on puisse s’ajuster à la trajectoire du parcours de vie d’une personne avec un trouble neurocognitif, on a besoin de beaucoup plus de place pour offrir des services et des activités dédiées qui vont nécessiter des locaux. Chaque fois qu’on veut faire une activité, il faut désorganiser le bureau. J’ai une seule salle au sous-sol pour recevoir 20 personnes. En plus, ce n’est pas tout le monde qui a la mobilité pour descendre les escaliers», indique Nathalie Mercier, directrice générale de la Société Alzheimer du Haut-Richelieu.

Pour réussir ce projet, la SAHR a besoin de 3,5 M$. Une partie du financement repose actuellement sur la vente du bâtiment de l’organisme qui se situe sur la 2Rue, dans le secteur Iberville. L’organisme compte également lancer, en 2027, une levée de fonds afin d’amasser 1 M$. Pour ce qui est du montant restant, la SAHR espère trouver des subventions ou demander un prêt. 

La bâtisse

Les plans du nouveau bâtiment prévoient 11 500 pieds carrés, incluant une entrée sous porche couverte ainsi qu’un espace qui sera divisé en trois parties principales. Ce nouveau centre multiservice permettra à l’organisme d’augmenter sa superficie actuelle qui est de 6500 pieds carrés. Un tiers de l’espace sera réservé aux employés. Les bureaux auront des fenêtres, il y aura une salle de conférence ainsi qu’une salle pour les employés, une cuisine et un vestiaire pour le personnel. La partie gauche du bâtiment aura une grande fenestration.

Du côté droit du bâtiment, on trouvera une petite boutique, le vestiaire des visiteurs et les salles pour les diverses activités:  formation, stimulation, art-thérapie, musicothérapie, zoothérapie et activités physiques. Dans l’espace central de la bâtisse, il y aura l’accueil, un auditorium de 1560 pieds carrés et de l’espace pour un entrepôt et du rangement. 

«On attend le dézonage du terrain pour commencer les démarches pour la construction. On rêve de ce projet depuis un moment et on a réussi à le concrétiser. Le terrain, offert gratuitement par un homme d’affaires, sera situé dans un secteur qui offrira d’autres services, comme des commerces et des soins médicaux. Il y aura une entrée couverte qui va faciliter l’accueil sécuritaire des membres, surtout l’hiver. La bâtisse sera également aménagée avec des couleurs, des odeurs et du visuel pour que les participants puissent s’orienter facilement sans se perdre. Le bâtiment sera sans fenêtre extérieure du côté des salles d’activités et il conservera la même température et luminosité pour éviter le syndrome crépusculaire», commente Nathalie Mercier.

Plus de services

Dans la dernière année, l’organisme a réitéré son envie de diversifier ses services afin d’accompagner les membres pendant toutes les étapes de la maladie. Alors qu’auparavant la SAHR centrait ses efforts sur l’offre du répit, aujourd’hui, l’organisme offre également des ateliers de prévention dans les écoles, des tests de dépistage MOCA Xpresso, des programmes de prévention comme Esprit en action, entre autres.

En conformité avec les grandes orientations gouvernementales en matière de vieillissement actif, de prévention et d’inclusion sociale, notamment, ce nouveau projet vise à ajouter plus de disponibilité pour le dépistage précoce, les interventions expressives telles que l’art-thérapie, la musicothérapie et la danse-thérapie et faire davantage la promotion des saines habitudes de vie dès le jeune âge. 

« Tout récemment, on a mis en place un groupe de musique. C’est un groupe d’harmonie musicale où les gens vont pouvoir chanter et jouer des instruments. On a des personnes atteintes qui vont jouer dans le groupe et aussi des partenaires d’affaires et des membres du CA. On veut que le groupe soit diversifié afin de déstigmatiser les personnes avec un trouble neurocognitif. Ce projet fait partie des nouveautés qu’on développe», conclut la directrice.