Un exercice réaliste de recherche et sauvetage avec la Garde côtière auxiliaire canadienne

Actualité. Afin de bien préparer les bénévoles à d’éventuelles situations d’urgence, la Garde côtière auxiliaire canadienne organise, à l’occasion, des exercices pratiques sur l’eau, avec des mises en situation. Le Canada Français a pu prendre part à un exercice de recherche et sauvetage avec l’unité 33 qui couvre le Haut-Richelieu, l’automne dernier à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. 

La Garde côtière auxiliaire canadienne est un organisme sans but lucratif en sécurité nautique dont la mission est de veiller sur les plaisanciers qui sillonnent les eaux. Elle répond aux divers appels de détresse, et ce, de jour comme de nuit. Au Québec, environ 800 membres sont impliqués bénévolement pour la cause.

C’est par une belle journée ensoleillée que l’équipage formé de bénévoles a sillonné la rivière Richelieu à bord de son bateau de patrouille afin de réaliser l’exercice pratique sous le regard de divers instructeurs qui observaient notamment les techniques de recherche, de sauvetage et de premiers soins. Le point de rencontre était une marina de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix. 

« On essaie d’avoir l’approche la plus positive possible quand on leur donne nos commentaires. On leur donne des conseils pour qu’ils s’améliorent, mais on souligne aussi leurs bons coups », indique Y-Martin Lévesque, l’un des instructeurs. Ce dernier avait particulièrement à l’œil les manœuvres de premiers soins. 

Simulation

Pour tester leurs connaissances, les membres de la Garde côtière auxiliaire ont été mis à l’épreuve en étant immergés dans une simulation, avec un scénario des plus alarmants s’il se produisait réellement : une collision importante entre deux bateaux. Dans le faux appel d’urgence, on leur signalait la présence de blessés à divers degrés dans les deux embarcations impliquées, ainsi que la disparition d’une personne. 

« On veut voir quels sont leurs réflexes et quelles situations ils vont prioriser », indiquait Denys Guay, directeur de zone. Les pompiers volontaires de Noyan ont d’ailleurs accepté l’invitation de la Garde côtière auxiliaire pour prendre part à l’exercice. Ils ont donc accompagné l’équipage sur l’eau. 

Volontaires

Pour aider à la crédibilité de la simulation, des amis de membres de la Garde côtière auxiliaire, propriétaires d’un bateau, se sont gentiment portés volontaires pour prendre part à l’exercice. Les plaisanciers Michel Chênevert et Evelyne Gévry ont sorti leurs talents de comédiens pour jouer une personne en état d’ébriété et une victime ayant des blessures demandant l’assistance des bénévoles. 

« C’était la première fois que nous participions à ce genre d’exercice. C’était une expérience très intéressante. Nous avons bien apprécié », commentait Mme Gévry. 

Intervention

Lorsque les embarcations des bénévoles et des pompiers sont arrivées sur les lieux du faux accident, les membres de l’équipage devaient agir rapidement pour bien analyser la situation et se répartir les tâches de manière efficace. La première situation à laquelle ils ont fait face était un passager blessé à bord d’une embarcation. On rapportait que la personne avait une blessure aux côtes. Certains bénévoles sont montés à bord pour répondre aux besoins de la victime, alors que d’autres ont poursuivi leur chemin à la recherche d’une personne qui manquait à l’appel.

Ils ont trouvé la victime dans l’eau, un mannequin au poids semblable à celui d’un humain. Les pompiers ont hissé le mannequin à bord de leur embarcation pour lui administrer les premiers soins. En temps normal, la prochaine étape aurait été de transporter la victime vers les paramédicaux qui auraient pris le relais. 

Deuxième bateau

L’équipage de bénévoles avait aussi à intervenir auprès d’un deuxième bateau, c’est-à-dire celui ayant causé l’accident. À l’intérieur les attendaient M. Chênevert et Mme Gévry. « Dans le scénario, le conducteur du bateau est en état d’ébriété et la passagère a des blessures à un bras et à la jambe. Le défi pour les bénévoles est de comprendre que la blessure la plus importante est à la jambe, malgré du faux sang et un bandage placé sur le bras », indique M. Lévesque. Deux bénévoles se sont occupés de soigner la femme et un autre s’est chargé de calmer l’homme. 

Une fois la situation sous contrôle, l’équipage a ensuite effectué des manœuvres pour être en mesure de remorquer le bateau accidenté vers la rive, ce qui a mis fin à l’exercice. 

Débreffage 

Une fois la simulation terminée, les instructeurs ont pris quelques minutes pour se rencontrer et exposer leurs observations. Ils ont ensuite invité les bénévoles et les pompiers à prendre part à un débreffage qui s’est somme toute bien déroulé selon les instructeurs. 

« On a notamment été contents de voir que les deux équipes se sont mélangées pour travailler ensemble durant cette pratique », indique M. Guay. L’équipage a pu prendre connaissance de ses bons coups et recevoir aussi quelques commentaires constructifs. 

Les patrouilleurs de la Garde côtière auxiliaire canadienne sont des bénévoles. Les démarches pour se joindre à l’équipe comprennent des formations, notamment de premiers soins et de navigation.

Pour les plaisanciers qui auraient besoin d’aide, il est possible de demander les services gratuits de bénévoles en composant *16 sur un cellulaire ou via le Canal VHF 16.